2 novembre - PLFSS  2017 : un douloureux coup de collier avant les échéances électorales

Mercredi 2 novembre, nous avons été appelés à voter sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2017 (PLFSS 2017), examiné ces derniers jours à l’Assemblée nationale. Ce texte, qui revient chaque année, fait le point du financement des différents régimes d’assurance maladie et propose différentes pistes afin de ramener à l’équilibre l’ensemble des comptes sociaux.

Cette année, le Gouvernement se fait fort de souligner qu’il est parvenu à « remettre à 0 » les comptes de la Sécurité sociale, omettant de dire qu’il reste tout de même un déficit de 400 millions € et que la branche maladie reste déficitaire de 2, 6 milliards €. Quand bien même ces promesses seraient tenues, la Ministre oublie opportunément de compter la prévision de 3,8 milliards d’euros de déficit du Fonds solidarité vieillesse (FSV), finançant la branche vieillesse présentée comme excédentaire. Jusqu’à quand le Gouvernement peut-il mentir de la sorte aux Français ? En réalité, les prévisions sont telles que le déficit global de la Sécurité sociale devrait atteindre 4,2 milliards d’euros en 2017.

Par ailleurs, pour réussir ce prétendu tour de force, plusieurs mesures ont été adoptées : 1,5 milliard d'euros d'économies à réaliser pour l'hôpital, hausse des prix du tabac à rouler de 15% ainsi qu’une taxe sur le chiffre d'affaires des fournisseurs de tabac. Par ailleurs, il a été décidé de fiscaliser la location de biens meubles (voitures, outils) et immeubles (appartements, maisons) entre particuliers.

Quelques mesures positives ont tout de même été votées : création d’un congé maternité pour les femmes médecins exerçant en secteur 1, augmentation de 23 à 25€ du tarif de la consultation médicale, allègement de cotisations de 150 millions d'euros pour les travailleurs indépendants qui ne sont pas éligibles au CICE et enfin des économies faites en grande partie sur le médicament.

En outre, la Cour des comptes juge « très aléatoire » le retour à l’équilibre en 2019, que le Gouvernement annonce pourtant pour acquis. Bien au contraire, selon la Cour, « les aléas entourant les nouvelles prévisions économiques pour 2016-2019 ne permettent pas à ce stade, toutes choses égales par ailleurs, de garantir un retour à l’équilibre avant 2020. » Pour ainsi dire, un dernier et ultime tour de « passe-passe » avant les prochaines échéances électorales, contre lequel nous avons collectivement voté, pour montrer une nouvelle fois à la majorité à quel point nous nous opposons à sa politique.

 

7 novembre - Le nouveau plan de Manuel Valls pour renforcer l’attractivité de notre territoire est insuffisant

Lundi soir, Manuel Valls a annoncé un nouveau plan et le déblocage de plus de 40 millions d’euros pour relancer l’attractivité touristique de la France.

Voilà des mois que l’attractivité de notre territoire diminue, du fait des attentats de novembre 2015 et de juillet 2016, du fait des agressions notamment envers les touristes asiatiques, du fait du climat anxiogène auquel le Gouvernement socialiste compte répondre par des caméras de vidéosurveillance et trente fourgons déployés à travers toute la France pour permettre aux citoyens de porter plainte plus rapidement.

Comment l’exécutif socialiste peut-il encore s’adresser à nos citoyens en mettant en place un tel plan ? Comment trente fourgons et quelques caméras pourraient garantir la sécurité de l’ensemble de nos citoyens et des touristes sur toute la France, qui compte des milliers de points d’intérêt visités chaque jour ? Il faut prendre des mesures fortes pour mettre fin à ce climat anxiogène dans lequel nous vivons. En avril, 5 millions de bijoux ont été volés rue du Faubourg Saint-Honoré, juste en face du Palais de l’Elysée ; en août, un car de touristes chinois a été attaqué et dépouillé sur le parking d’un hôtel !

A quand des mesures fortes pour restaurer la sécurité de notre territoire.  

9 novembre - Dernier examen du Projet de Loi relatif à la Transparence (Sapin 2) : quelques satisfactions pour beaucoup d’insuffisances

L’Assemblée nationale a examiné, en 3ème et dernière lecture, le Projet de Loi relatif à la Transparence, dit Sapin 2, sur lequel j’ai été oratrice du Groupe Les Républicains au nom de la Commission des Affaires Economiques.

Après un dernier examen par le Sénat, ce texte nous revient pour le vote final. Comme annoncé par la majorité socialiste, celle-ci a rétabli la version votée à l’Assemblée nationale en 2ème lecture, supprimant les principales modifications adoptées par le Sénat. Voici les points majeurs qui ont été modifiés.

Pour faciliter la poursuite d'entreprises en cas de corruption à l'étranger, le texte crée l'infraction de trafic d'influence d'agent public étranger. Par ailleurs, il crée un statut du lanceur d'alerte, sa protection est renforcée contre les représailles et il pourra bénéficier de l'appui du Défenseur des droits. Le texte crée aussi un répertoire numérique des "représentants d'intérêt", sous le contrôle de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Les lobbyistes (mais aussi entreprises, ONG, associations, etc) devront s'y enregistrer pour rencontrer ceux qui participent à la décision publique et la fabrication de la loi. D’autres mesures ont été adoptées concernant la transparence des entreprises et rémunération des patrons (feu vert des assemblées générales d’actionnaires, obligation de reporting financier pays par pays…).

Concernant les thématiques dont j’ai été saisie, celle de l’artisanat et de l’agroalimentaire, les autoentrepreneurs dépassant le plafond autorisé de chiffre d'affaires pourront garder leur statut deux ans, sous conditions et les artisans disposeront d’un dispositif de validation des acquis de l’expérience. Concernant les agriculteurs, plusieurs avancées ont été réalisées, comme avec l’interdiction pour sept ans de la vente des contrats laitiers entre producteurs et industriels et un rééquilibrage des relations entre agriculteurs et grande distribution, notamment en faveur des producteurs laitiers.

Au vu des profonds désaccords que nous avons pu avoir avec la majorité sur ce texte, notamment sur des problèmes de séparation des pouvoirs dans la cadre de la transparence de la vie publique, nous avons donc voté contre ce texte même si nous sommes tout de même favorables à certaines de ses mesures. 

17 novembre - PLF 2017 : contre un prélèvement à la source décidé à la va-vite, plusieurs arguments de raison.

La semaine du 17 novembre, nous avons discuté à l’Assemblée nationale le dernier budget du quinquennat de François Hollande, dans le cadre du Projet de Loi de Finances pour 2017. La mesure principale de ce texte est l’adoption du prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source, comme c’est déjà le cas dans un grand nombre de pays européens.

Si l’idée est louable, la mise en œuvre est, encore une fois, laborieuse et approximative. A l’initiative de mon collègue Marc Le Fur, Député du Finistère, voici 12 raisons qui nous empêchent d’être favorables à cette mesure :

  1. La disparition de la relation directe entre le contribuable et l’Etat. Le consentement à l’impôt est un de nos principes fondateurs, il est important que les citoyens en soient pleinement informés pour adhérer à l’idéal national.
  1. Le dispositif inadapté à la familiarisation de l’emploi. En France, l’impôt repose sur la famille, non sur l’individu. Il ne faut surtout pas contribuer à éclater la conception familiale de la société, et ne pas basculer vers une individualisation forcée.
  1. Une fausse immédiateté : le contribuable sera toujours imposé à n-2 puis n-1.
  1. Une source d’inégalités et d’injustice entre les salariés et les non-salariés.
  1. Une contribution des familles à la trésorerie de l’Etat : le contribuable fera des avances à l’Etat qui n’aura pas voulu anticiper les réductions et crédits d’impôts.
  1. Un coût supplémentaire pour les entreprises : près de 2 milliards d’euros de coût de traitement pour les entreprises.
  1. Une année de transition pleine d’incertitudes : les revenus de l’année 2017 n’étant pas imposés, comment évaluer le manque à gagner né des abus qui y seront liés ?
  1. Une confidentialité illusoire et couteuse : qu’en sera-t-il de la protection de la vie privée ?
  1. Une source de complexité complémentaire : le contribuable passera de 2 à 8 taux possibles.
  1. L'activité du secteur du bâtiment pourrait ralentir suite à l'impact négatif de cette fausse immédiateté sur les dispositifs fiscaux encourageant l'investissement immobilier.
  1. Les jeunes, grandes victimes de la réforme. Ces derniers profitent de leur première année de salaire pour s’équiper et entrer de plein pied dans la vie active, ce qu’ils ne pourront plus faire avec l’imposition à la source.
  2. Un mode de prélèvement qui aura des effets négatifs sur la consommation, notamment en fin d’année.

Je ne peux qu’être d’accord avec ces conclusions : cette réforme est mal préparée politiquement et techniquement. Un tel fiasco illustre malheureusement parfaitement cette fin de quinquennat où la majorité a parfaitement raté tout ce qu’elle a voulu entreprendre.

Pour finir, la meilleure illustration de ce désordre est la séance que j’ai présidée mercredi 16 novembre, pendant laquelle cette mesure a été débattue : par manque de discernement des socialistes et au terme d’une belle mobilisation de notre part, nous sommes parvenus à abroger cette mesure. Si le Gouvernement parviendra sans nul doute à la rétablir au fil du débat parlementaire, cela reste une belle victoire.

Si vous cliquez sur le document ci-dessous, vous retrouverez l’intégralité de l’analyse de mon collègue Marc Le Fur. 

19 novembre - Les propositions de loi débattues à l’Assemblée au mois de novembre

Quelques textes ont retenu mon attention.

- Des élus socialistes ont déposé une proposition de loi visant à forcer les municipalités à organiser des funérailles républicaines en mettant à la disposition des familles des défunts une salle municipale pour une cérémonie. Je ne voterai pas ce texte : je ne veux pas imposer une contrainte supplémentaire aux municipalités. Une telle proposition de loi fait également peser un risque important sur l’activité des PME de ce secteur. Comme le révèle la CPFM (Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie), « les cérémonies funéraires sont primordiales pour le deuil des proches. Les préparer et les mener est un métier qui ne s’improvise pas, nécessitant une expertise vérifiée par la délivrance d’un diplôme obligatoire ».

- Les sénateurs des Républicains ont aussi déposé une proposition de loi pour donner une assise juridique plus claire sur l’utilisation et l’enseignement des langues régionales. Je soutiendrai cette initiative qui permettra de donner une visibilité aux langues régionales à l’école, sur les panneaux, dans les médias, etc. Elles font partie de notre patrimoine culturel et c’est notre devoir de les faire exister.

- Enfin, une dernière proposition émanant d’élus UDI souhaite forcer les jeunes médecins à s’installer dans des zones sous-dotées sous peine de pénalités financières. En cas d’installation non autorisée, les professionnels pourraient même être déconventionnés. Une politique de santé ne doit pas se faire contre mais avec les médecins, il est inenvisageable de mettre ce type de mesures coercitives en place. Ce sont des mesures incitatives qui doivent être lancées : leur efficacité sera plus grande et permettra d’installer durablement les médecins dans les zones en souffrance.

19 novembre –inauguration de la station d’épuration de Fismes

Après l’inauguration d’une nouvelle déchetterie en février de cette année, Fismes inaugure une nouvelle station d’épuration.

Cette dernière réalisation d’un coût de près de  5 millions d’euros  est le plus gros chantier  de la Communauté de communes Fismes Ardre et Vesle, elle  remplace l’ancienne station d’épuration sous dimensionnée …

 Outre les eaux usées domestiques de Fismes, elle traite également celles de Courville, Mont-sur-Courville et Saint-Gilles.

Pour être purifiées à près de 95%, les eaux domestiques passent dans un dégrilleur automatique pour récupérer les éléments les plus grossiers, puis dans un dégraisseur–dessableur.

Après quoi, un bassin d’aération biologique traite la pollution à l’aide de bactéries. Un clarificateur sépare ensuite les bactéries de l’eau traitée, puis les boues sont renvoyées dans le bassin d’aération. Enfin, l’eau peut être rejetée dans le milieu naturel, en l’occurrence la Vesle.

Quant au traitement des boues d’épuration, cela commence par le passage dans une centrifugeuse qui retire environ 20 % de l’eau. Cette boue est ensuite étalée dans une grande serre de séchage avec plancher chauffant et régulièrement retournée de façon automatique. Après le séchage, elle deviendra un excellent engrais agricole.

Pour la première fois dans la région, les boues sont traitées dans une serre grâce à un séchage solaire.

Avant de rejoindre le Grand Reims au 1er janvier, la  Communauté de communes Fismes Ardre et Vesle finit en apothéose avec ce nouvel équipement  particulièrement performant et eco-responsable.   

 

22 novembre - PLF 2017 : un dernier budget pour une majorité en déliquescence

Nous avons examiné le Projet de Loi de Finances pour 2017, adopté à 287 pour, 243 contre. Ce budget n’a en réalité que les apparences du sérieux et traduit l’échec de cette majorité.

L'échec dans la réduction des dépenses publiques : la masse salariale de l’Etat devrait connaître une progression de 4 % en 2017. Une telle augmentation des dépenses de personnels n’avait pas été constatée depuis 2002.

L’échec dans la réduction des impôts : ce quinquennat aura été celui du matraquage fiscal des classes moyennes et des familles qui auront payé un très lourd tribut : abrogation de la défiscalisation des heures supplémentaires, double abaissement du plafond du quotient familial, fiscalisation de la part employeur des complémentaires santé, majoration de pension pour les retraités ayant élevé plus de 3 enfants.

Les annonces électoralistes de baisse d'impôts pour certains ménages dans le budget pour 2017 sont loin de compenser les 50 milliards d’euros d’efforts supplémentaires demandés aux Français depuis 2012. L’échec dans la réduction du déficit public, alors que les promesses faites par les socialistes reportent leur coût opportunément à 2018 : jamais un budget de fin de mandat n’aura contenu autant de mesures ayant un impact significatif sur le quinquennat suivant.

Cependant, quelques mesures positives ont pu être adoptées avec l’aide des parlementaires du Groupe Les Républicains, pour exemple  le rétablissement du plafonnement des contributions des chefs d’entreprise immatriculés au répertoire des métiers ou la possibilité de donner plus de latitude aux intercommunalités dans la fixation de certaines taxes.

Mais les députés du Groupe les Républicains ont bien entendu voté contre ce texte, en réaffirmant avec force leur opposition à la politique socialiste destructrice menée depuis 4 ans, qui laissera un héritage très lourd pour la prochaine majorité.

Mercredi 23 novembre : le Bureau de l’Assemblée nationale débat de la proposition de destitution du Président de la République, proposée par le Député Pierre Lellouche

Les Députés Les Républicains se sont réunis, lors d’une session du Bureau de l’Assemblée nationale, pour défendre l’initiative parlementaire de notre collègue P. Lellouche, qui souhaitait voir inscrit à l’ordre du jour l’examen d’une résolution visant à réunir le Parlement en Haute Cour en vue de la destitution du Président de la République, via l’article 68 de la Constitution.

Cette initiative parlementaire mettait en avant les récentes révélations du Président de la République, parues dans le livre de deux journalistes du Monde, qui n’ont été ni démenties, ni attaquées en justice. Celles-ci nous informaient de la violation du secret-défense par celui qui doit être le garant de notre unité nationale.

L’article 68 de la Constitution précise qu’il faut constater chez le Président de la République un « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat ». La divulgation des éléments précités entraient selon moi dans cette définition, en ce sens que leur révélation était un manquement manifeste aux missions du mandat présidentiel, qui incluait également celui de Chef des Armées, garant de notre sécurité extérieure et intérieure.

Par ailleurs, sur les mêmes bases factuelles, le Parquet de Paris a ouvert le lundi 21/11 une enquête pour compromission de la défense nationale, après un signalement de mon collègue Eric Ciotti. Nous avons donc demandé que cette résolution soit inscrite rapidement à l’ordre du jour en séance, afin que cette procédure, puisse être instruite.

Malheureusement, de manière opaque et fuyante, une majorité très mal à l’aise a préféré voter contre cette proposition par 13 voix contre 8, alors qu’elle était tout à fait fondée. Mais ce n’était que partie remise et nous continuerons à nous mobiliser pour réaliser en 2017 une indispensable alternance, après 5 années d’abaissement constant de notre pays. 

25 novembre – Inauguration du centre d’accueil de jour pour les femmes victimes de violence

Les chiffres publiés sur la violence conjugale en France métropolitaine sont accablants. Pour la seule année 2015, on estimait à 216 000 les femmes victimes de violences conjugales mais seules 16% d’entre elles déclaraient avoir déposé une plainte. Une femme décède tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. La Marne est un département particulièrement touché par ce fléau.

 

 Ancienne Ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, je n'ai jamais oublié les drames que vivent certaines femmes. J'ai mis en place le 3919, ce numéro d'appel dédié aux victimes et je reste très mobilisée, je refuse l'inacceptable, la lutte contre les violences conjugales doit rester une priorité de chaque instant.

Aucune femme ne doit se résigner, c'est l'honneur de notre nation que de les accompagner. 

 

Le 25 novembre dernier, j’ai inauguré dans le quartier de Croix-Rouge un centre d’accueil de jour pour les femmes victimes de violence.

Ce local, situé dans une pépinière d’associations est un lieu confidentiel où les victimes, prises en charge par l’équipe du Centre d’Information sur le Droit des Femmes et des Familles de la Marne (CIDFF) peuvent se ressourcer en toute discrétion.

En plus de l’accueil et des échanges, ces femmes peuvent y obtenir des informations sur les démarches juridiques et judiciaires à entreprendre rapidement.

Je félicite le travail remarquable qui a été réalisé par l’ensemble des équipes.

Restons mobilisé : la prévention et la sensibilisation de tous sont essentielles pour combattre ce fléau.

 

26 novembre - En marche  pour le GRAND REIMS

Dans mon INFOLETTRE d’avril, je vous ai déjà présenté ce grand projet de territoire issu de la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) qui s’impose à nous même si nous ne l’avons pas voté. Cette loi prévoit un seuil minimal d’intercommunalité de 15 000 habitants contre 5000 aujourd’hui. Reims Métropole n’avait aucune obligation à se restructurer mais la logique de bassin de vie a entraîné le rapprochement avec  8 communautés de communes voisines dont les habitants viennent à Reims étudier, travailler, faire leurs courses, se soigner.

Ainsi, Samedi 29 novembre, j’ai participé à la dernière réunion des maires du futur Grand Reims avant la séance d’installation du 9 janvier. Après une année de travail intense entre les élus des communautés de communes, des communes et les personnels des services, la communauté urbaine du Grand Reims va voir le jour le 1er janvier 2017. A l’échelle de la Région Grand Est, le Grand Reims sera le pôle d’équilibre à l’ouest, face à l’Eurométropole de Strasbourg.  Avec 298 000, nous serons la deuxième agglomération régionale en nombre d’habitants.

Le Grand Reims est donc une co-construction partagée autour d’une communauté de destin, une union entre l’urbain et le rural bâtie dans la confiance et la transparence. Notre bassin de vie pèsera davantage face à l’Etat et à la région pour les grands dossiers d’avenir : les schémas en matière d’aménagement du territoire, de développement économique, numérique, d’enseignement supérieur ou encore de transports. Enfin,  la Communauté Urbaine permet l’exercice des compétences en matière de développement et d’actions économiques.

De  grands projets structurants en cours ou en passe de l’être prouvent déjà notre ambition de faire de notre territoire un territoire de référence dans la Grand Est :

• Le complexe aqualudique et de glisse et le pôle multimodal, « Reims Grand Centre » sans oublier la GSE, pour le tourisme d’affaire notamment,

• La ferme expérimentale 112,

• Le Campus 3.0,

• Le numérique dans les communes,

• Les projets liés aux start-up,

• Les projets liés aux TER et son réseau en étoile autour de Reims et les cadencements du triangle marnais.

• Les autres projets : CHUR, Polyclinique de Bezannes…

Cette réunion des 144 maires du futur Grand Reims s’est achevée par l’inauguration au théâtre du Chemin Vert de la plaque Unesco témoignant  de classement au Patrimoine mondial des maisons, coteaux et paysages de Champagne, autre atout de notre territoire.

20 et 27 Novembre - La Primaire, une première réussie

Je tiens tout d’abord à remercier les 250 bénévoles rémois et habitants des 83 communes de ma circonscription : élus, adhérents ou sympathisants de la Droite et du Centre, engagés dans le déroulement de ce scrutin.  

Avec une participation de 30% supérieure aux estimations soit près de 33000 votants pour l’ensemble de la Marne au premier tour, dont 7949 dans ma  circonscription, et près de 34 200 au second tour dont 7961 dans la 2e circonscription, leur efficace contribution à ce scrutin, inédit au sein de notre mouvement, a permis un excellent déroulement des opérations.

L’engagement et la rigueur de tous ces bénévoles a montré à notre pays la force de notre mouvement et sa capacité à se mettre en marche pour le redressement  en portant François FILLON à la tête de l’état.

Aussi je vous donne rendez-vous très vite pour une année 2017 riche, avec un calendrier électoral particulièrement dense. 

28 novembre - Modification de l’arrêté sur les phytosanitaires : victoire des élus et des professionnels contre une administration coupée des réalités

Au cours d'un entretien avec le Président de la Confédération Nationale des Producteurs de Vin et Eaux-De-Vie de Vin à Appellations d'Origine Contrôlée (CNAOC) et la Directrice de Cabinet du Ministre de l'Agriculture, a été acté le recul de l'administration sur l'arrêté relatif aux produits phytosanitaires.  Cet arrêté prévoyait que les viticulteurs aient l'obligation de mettre en place plusieurs hectares de zones non-traitées dans les vignes qui bordent les zones d'habitation, ce qui aurait mené à un arrachage massif de près de 15% de la surface totale viticole française. Par ailleurs, dans certaines zones (Marne, Bourgogne), cela équivaudrait à un arrachage complet et donc à la disparition de certaines exploitations. Conscients du danger d'une telle mesure pour la viticulture française, les élus et les professionnels se sont mobilisés pour faire reculer le Ministère, ce qui a été obtenu après une âpre bataille. Comme cela a été fait tout au long de ce quinquennat, nous resterons attentifs à toute tentative d'abîmer notre viticulture et le travail des professionnels.  

 

1er décembre - Discussion et adoption  de la proposition de loi socialiste visant à sanctionner le délit d’entrave numérique à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG)

Jeudi 1er décembre était discuté dans l’hémicycle un texte socialiste proposant de sanctionner et interdire les sites Internet, voire tous les supports possibles, diffusant des informations susceptibles de biaiser le choix des femmes ayant recours à une IVG.

La volonté initiale de ce texte peut paraître louable, mais on constate en réalité qu’il met en place une véritable censure d’Etat envers un certain nombre de sites Internet. En clair, est considéré comme un délit d’entrave la simple volonté d’informer le public d’une autre manière, ou de mettre en lumière des éléments différents de ce que souhaite le Ministère de la Santé.

Si le véritable délit d’entrave existe, et est justement condamnable, ce texte semble de fait réduire une forme de liberté d’expression, ce que nous n’accepterons pas. Enfin, comment ne pas voir une vile manœuvre politicienne dans cette initiative législative, afin de faire passer l’opposition pour rétrograde sur un sujet sociétal.

L’Interruption Volontaire de Grossesse est un droit fondamental de notre pays, que les femmes, en tout premier lieu Simone VEIL, ont obtenu après une lutte longue et éprouvante, tant au plan personnel que politique. C’est aussi délirant de tenter de revenir sur cette loi que de chercher à instrumentaliser cette l’initiative pour de basses raisons politiciennes.

 

1er décembre - François Hollande renonce à se présenter à sa succession en 2017 et reconnaît l’échec  de son quinquennat

A notre grande surprise, le Président de la République François Hollande a annoncé qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat en 2017, selon lui pour ne pas handicaper la gauche de gouvernement dans l’optique des prochaines élections.

Si l’on peut apprécier l’éclair de lucidité, tardif, de celui qui n’a cessé de persister dans ses illusions et ses mensonges, on remarque tout de même qu’à part la déchéance de nationalité, il reste fier de tout ce qui a été fait pendant ce quinquennat. Je ne suis pas certaine que cela soit l’avis des Français, tous bords politiques, confondus, qui ont tant souffert ces cinq dernières années.

Pêle-mêle on peut citer l’affaire Léonarda, les innombrables couacs gouvernementaux, les 1.200 000 chômeurs supplémentaires, les augmentations de fiscalité, les désastreuses déclarations internationales, sans parler du dernier livre-entretien avec les journalistes du Monde, qui abîme gravement la fonction présidentielle. Finalement, François Hollande n’a fait que tirer les conclusions de ses échecs.

Il faut aussi dire que, quels que soient les candidats socialistes au 1er tour de l’élection présidentielle (Madame Pinel ou Messieurs Valls, Macron ou Montebourg), ils portent tous, indistinctement, la responsabilité de ce quinquennat et de toutes ses conséquences sur l’économie, l’emploi ou la place de la France dans le monde. Les Français ne l’oublieront pas et nous nous ferons le devoir de le rappeler au cours des campagnes électorales à venir. 

2 décembre - Club Trésors de Champagne : Baptême des Cuvées "Spécial club"

Fondé en 1971, le Club Trésors de Champagne rassemble une trentaine d’artisans vignerons unis par la même passion.

Ceux-ci  élaborent leurs cuvées dans leurs propres celliers.

Chaque année millésime, une cuvée « spécial Club » est créée, les vignerons dont les cuvées sont sélectionnées par un jury d’œnologues professionnels du vin peuvent ainsi embouteiller dans la bouteille « Spécial Club » réservée aux membres du Club Trésors.

Ainsi, le 2 décembre René Goutorbe, Président du Club Trésors nous a réunis pour baptiser les « Spécial Club »  millésimes 2011.

Conscient du potentiel représenté par l’œnotourisme, le club Trésors propose dans son magasin rémois, magnifique écrin dédié au champagne, les productions de tous ses membres. 

Lundi 5 décembre – Démission de Manuel Valls

Malgré la lourde charge que lui fait porter François Hollande obligé d’abandonner l’idée d’une candidature à sa propre réélection, aveu d’échec de son quinquennat, Manuel Valls s’est déclaré candidat à la candidature à la Présidence de la République.

Avec le renoncement de François Hollande et la démission de Manuel Valls, ce   quinquennat chaotique commencé en 2012, s’achève prématurément.  Plus aucun texte législatif d’envergure ne va être abordé et le nouveau Gouvernement va se limiter à la gestion des affaires courantes, relativement lourdes par ailleurs (état d’urgence, terrorisme, actions militaires, crise des migrants…).

Mesdames Pinel et Lienemann, Messieurs Montebourg, Hamon et Macron,  cinq figures de la majorité assoient déjà leur candidature  sur les échecs de ce quinquennat, semblant oublier qu’ils en partagent la responsabilité avec Manuel Valls et François Hollande. Après une primaire de droite franchement réussie et un candidat élu sans la moindre contestation, la gauche est perdue, dépourvue de cible réelle pour ses réflexes pavloviens.

Manuel Valls, qui souhaite depuis plusieurs mois suppléer le Président en cas de renoncement, portera les mêmes illusions sur la réalité de ce quinquennat, qu’il considère comme réussi et dont il est « fier », en tant que Ministre de l’Intérieur et Premier Ministre. 

Contributeur  pendant 5 ans de la hausse de l’insécurité, de la hausse du chômage et de la hausse de la fiscalité, Manuel Valls revendique un bilan positif pour le pays !

Avec la fin de ce mandat au bilan désastreux pour le pays, arrive les récompenses au dernier carré des fidèles, promotion de Bernard Cazeneuve  à  Matignon, promotion de Bruno le Roux au ministère de l’Intérieur.

Heureusement dès mai 2017, avec notre candidat de la droite et du centre, François Filllon,  la France retrouvera le sérieux et la dignité dont elle a tant manqué depuis 2012