Le Grand Reims en bonne voie

Le mois  dernier, la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) assemblée d’élus marnais : maires, présidents et vice-présidents d’intercommunalités, conseillers départementaux et régionaux, a adopté le projet du Grand Reims par 46 voix contre 2. Lorsqu’il sera validé  par le préfet de la Marne, cet ensemble de 144 communes et 298 000 habitants formera au 1er janvier 2017 la deuxième agglomération du Grand Est.

La loi NOTRE, est à l’origine de la naissance du Grand Reims, en effet en plus de  la création des 13  nouvelles Grandes Régions, cette  loi  prévoit un seuil minimal d’intercommunalité de 15 000 habitants contre 5 000 aujourd’hui. Ainsi notre département va passer 29 à 10 intercommunalités.

Même si je n’ai pas voté cette loi, son application s’impose à nous tous, c’est la raison pour laquelle la constitution du Grand Reims  a démarré chez la plupart des élus du bassin de vie rémois.

Rassemblant près  de 220 000 habitants Reims Métropole n’avait pas obligation à se restructurer mais la même loi NOTRE ayant transféré les compétences économiques à la région, nous rassembler avec les communautés de communes voisines et dépasser ainsi les 250 000 habitants va nous permettre de devenir Communauté Urbaine et maîtriser ainsi l’avenir de notre territoire redevenant  décisionnaire en matière d’économie, de numérique, de transport, d’université.

En tant que Communauté Urbaine, tout comme Strasbourg et Nancy, autres Métropoles du Grand Est, nous allons participer au contrat de plan Etat-Région, qui détermine les engagements régionaux et nationaux pour nos transports (TER…), notre Université, nous allons ainsi être plus forts pour conserver notre université et ses 32 000 étudiants indispensables à l’économie comme à l’avenir de notre territoire, tout comme  le« U » de notre Centre Hospitalier Universitaire.

Nous allons aussi  reprendre en main notre développement numérique insuffisamment anticipé par l’ancienne Région Champagne-Ardenne et répondre ainsi aux attentes de nos territoires ruraux, tant pour les entreprises que pour les particuliers.

A l’échelle de la nouvelle région, le Grand Reims (nom provisoire que les élus auront à choisir début 2017) me semble la réponse appropriée tout en  préservant le tissu économique local rural auquel je suis particulièrement attachée en tant que Députée d’une circonscription rassemblant 84 communes majoritairement rurales.

Le Grand Reims va former une exception à l’échelle nationale, avec une ville centre très dense entourée de communes semi-rurales et rurales, 5 communes de plus de 5000 habitants  et 111 communes de moins de 1000 habitants, ce qui correspond parfaitement à l’identité économique de notre territoire.

Réussir ce Grand Reims est un impératif, c’est  l’opportunité  de devenir incontournable sur l’axe Paris-Strasbourg.

J’aurai l’occasion de revenir vers vous sur ce sujet majeur pour l’avenir de notre territoire au cours de prochains mois.

2 avril - Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme : mobilisation symbolique de l’Assemblée nationale

J’ai tenu à sensibiliser et mobiliser au sujet de la journée mondiale de la sensibilisation à l’Autisme, qui s’est tenu Samedi 2 avril dernier. Si la prise en charge a clairement évolué ces dernières années, les familles continuent de souffrir face aux drames que cette maladie implique, notamment du fait de la lourdeur du traitement médical et des difficultés à poser le diagnostic d’autisme.

Ces familles se posent de légitimes questions sur les institutions qui s’occupent de leurs enfants et sur le fait que les recommandations de la Haute Autorité de Santé sont souvent peu suivies. Ces éléments font que la France souffre d’un certain retard sur ce sujet par rapport à ses voisins européens, ce qui a malheureusement conduit notre pays à être condamné en 2007 par le Comité  Consultatif National d’Éthique pour « maltraitance par défaut » des personnes autistes liée entre autres à une « errance diagnostique » ou à « l’impossibilité pour les familles de choisir les modalités de prise en charge des enfants ».

En dehors de profondes réformes structurelles de notre système de santé et de prise en charge, nous devons également faire évoluer nos mentalités et notre conception de cette maladie : les enfants autistes peuvent apprendre, vivre, grandir, être aimés et être heureux avec leur famille. Pour donner le meilleur exemple, la représentation nationale portera un insigne ou un vêtement bleu le mardi 5 avril, le bleu étant la couleur dédiée à cette journée. De cette façon, nous pourrions ensemble montrer notre soutien aux personnes autistes et à leurs familles dans leur combat quotidien.

12 avril - Visite de la société Carla BIKINI

Cela peut paraître étonnant au vu de notre météo souvent frileuse mais le leader français de la vente en ligne de maillots de bain  se trouve à Reims. Après avoir géré 3 magasins de maillots de bain aux Antilles pendant 20 ans, les MESSADIA, sont revenus à Reims en 2011 pour lancer un site de vente en ligne de maillots de bains sur lequel ils proposent toutes sortes de modèles pour toute la famille et pour tous les styles. La société compte actuellement 10 personnes et vient de s’installer dans de nouveaux locaux où ils disposent d’espace pour accueillir de jeunes start-up afin de partager leur expérience  du commerce digital. Les beaux jours approchent visitez le site Carla BIKINI. 

14 avril - Loi Travail, Nuit Debout, Mobilisation étudiante : où en est-on ?

 

La Loi Travail, dite Loi El Khomri, n’en finit plus de déchainer les commentaires et les critiques, notamment du côté de l’aile gauche de la majorité socialiste. Chahuté par les organisations syndicales, notamment étudiantes, par les frondeurs et par le mouvement Nuit Debout, le Gouvernement cherche à calmer le jeu en proposant des mesures en faveur des jeunes, pour fractionner le mouvement et ne pas occasionner de mouvement d’ampleur à un an des élections présidentielles.

Finalement d’une loi qui était destinée à libérer de nouvelles énergies dans les entreprises et simplifier notre code du travail, nous en sommes arrivés à un texte qui propose de nouvelles règles, de nouvelles complexifications, proposées par les frondeurs socialistes en commission des affaires sociales. Près de 1000 amendements ont été proposés en Commission, nous pouvons donc en attendre bien plus lors de l’examen en séance.

Que d’occasions manquées durant ce quinquennat ! Ce texte en est le meilleur exemple. Il est également désespérant que le sort de nos entreprises et de notre économie soit aux mains de syndicats étudiants et lycéens ultra-minoritaires, qui ont leur entrée à Matignon et chez les principaux Ministres.

Finalement, et l’on s’en rend compte depuis près de 4 ans maintenant, si l’art de la synthèse si cher à notre Président de la République a longtemps fait merveille au Parti Socialiste, il est foncièrement inefficace pour gouverner notre pays et prendre les décisions stratégiques.  

Surtaxation des CDD : la fausse route du Gouvernement

 

A l’heure où le Projet de Loi Travail, dit El Khomri, est en cours de discussion à l’Assemblée nationale, le Gouvernement a décidé de proposer plusieurs mesures destinées à apaiser les mouvements étudiants. Parmi ces mesures figure l’hypothèse d’une « surtaxation des CDD », à travers l’augmentation des cotisations patronales pour ce type de contrat et leur baisse pour les CDI.

Cette mesure, très fortement décriée par les syndicats patronaux comme le MEDEF et la CGPME, est une nouvelle et irréfutable preuve que ce Gouvernement ne comprend ni connait rien au monde du travail.

Comment imaginer qu’une entreprise, qui voit son carnet de commande augmenter pour quelques mois, puisse se voir obliger d’engager en CDI un employé dont elle n’aura plus besoin après ? Ce Gouvernement pense-t-il réellement que les entreprises embaucheront aveuglément et massivement des CDI au lieu de CDD ? C’est une incompréhension complète du monde de l’entreprise doublée d’une méconnaissance absolue de l’entrepreneuriat.

La CGPME et le MEDEF ont immédiatement signifié leur opposition. Alors que ce Projet de Loi devait alléger les obligations des entreprises, il ne fait que les charger inutilement de contraintes nouvelles.

Les entreprises ont besoin de visibilité, de souplesse, de contrats de travail adaptés à leur activité. Cette logique est d’autant plus prégnante dans les TPE et PME, notamment les start-ups, dont l’activité est extrêmement fluctuante et le risque très présent. Il est enfin dommage de ne pas apporter de réponse à la délocalisation de ce type d’entreprise, dont l’activité est le numérique, vers des pays dont la règlementation et la fiscalité sont bien plus accueillantes, comme l’Irlande ou l’Angleterre. 

Prestation télévisuelle du Président de la République : la parole présidentielle décrédibilisée

 

A pratiquement un an des élections présidentielles, le Président François Hollande a décidé une nouvelle fois de s’adresser aux Français. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le dernier Français à soutenir à 100% l’action présidentielle, c’est le Président lui-même !

Au-delà du satisfecit général qu’il accorde à son action, oubliant les chiffres du chômage toujours plus hauts et l’excellente conjoncture mondiale dont nous ne profitons que trop peu, cette prestation a davantage ressemblé à un pré-bilan du quinquennat, augurant d’une campagne présidentielle déjà lancée. Ainsi, les quelques textes de loi à venir sont davantage destinés à rassurer une majorité éclatée et à inscrire le Président dans un tempo de campagne.

Par ailleurs, et les médias l’ont bien noté, plusieurs remarques ont été faites vis-à-vis du Premier Ministre et du Ministre de l’Economie, destinées à les associer à l’action présidentielle, sans leur laisser la moindre marge de manœuvre personnelle ni le loisir de se détacher du désastreux bilan du quinquennat.

Malheureusement, les Français n’ont pas été dupes et seulement 3,4 millions de téléspectateurs ont regardé cette interview, loin des 9,9 millions cumulés de son dernier entretien télévisuel. Parallèlement, près de 3 Français sur 4 ne souhaitent pas qu’il soit candidat en 2017. A nous de préparer un projet d’alternance crédible et ambitieux.  

25 avril -  Première  édition rémoise des assises du tourisme.

J’ai assisté aux  premières assises du tourisme, organisées à Reims, réunissant l’ensemble des acteurs publics et privés bien décidés à vaincre le paradoxe entre une appellation mondialement connue et une destination encore trop méconnue malgré une situation géographique idéale au cœur de l’Europe.

Distinguée par une deuxième inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO en juillet 2015, pour ses Coteaux, Maisons et Caves de Champagne après une première inscription en 1991 pour  Cathédrale, le Palais du Tau et l'ancienne abbaye Saint-Rémi, Reims ne bénéficie pas d’une notoriété à la hauteur de son patrimoine.

Même si une bouteille de champagne est débouchée à travers le monde toutes les dix secondes, peu d’amateurs de notre vin connaissent la Champagne. Alors que le tourisme peut devenir  pour notre territoire un acteur économique de poids.

Si comme l’ont encore montré ses ventes pour l’année 2015, le champagne est le roi de l’export, la champagne n’est pas la reine de l’oenotourisme et peut en la matière s’inspirer de sa voisine  alsacienne, qui  a construit  une véritable économie  autour de la promotion de son patrimoine.

En 2015, avec le Député-Maire, Arnaud ROBINET, nous avons déjà donné un premier signal fort avec la réalisation d’un office tourisme entièrement repensé et totalement connecté situé sur la voie des sacres entre la cathédrale et la basilique Saint-Rémi.

En octobre 2016, 200 professionnels du voyage originaires d’une cinquantaine de pays vont se retrouver à Reims pour la 7ème édition de Destination Vignobles, rendez-vous biennal du tourisme vitivinicole.

La Mission Unesco  qui a porté l’inscription des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne       travaille sur un événement fédérateur et porteur de valeurs pour l’ensemble des communes de l’AOC champagne afin de faire connaître les charmes de nos villages du vignoble.

Même si la grande qualité de notre hôtellerie/restauration nous permet déjà de concurrencer très fortement la région parisienne pour le tourisme d’affaires, la salle événementielle prévue sur l’ancien site Sernam va permettre d’accueillir des Congrès encore plus importants.

Mais chacun de nous à un rôle à jouer dans la promotion de notre territoire quand nous nous déplaçons en France ou à l’étranger nous sommes les ambassadeurs de la Champagne.

26 avril - Réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) : que contient la réforme constitutionnelle ?

Mardi 26 avril, j’ai présidé la séance de l’Assemblée nationale au cours de laquelle a été examiné le projet gouvernemental de réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature. Que contient ce texte et quelles sont ses perspectives ?

Cette réforme est issue d’un engagement de 2012 de François Hollande, qui avait alors promis de revoir le processus de nomination des procureurs et de le couper le lien entre le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) et l’exécutif politique, notamment dans la nomination des magistrats du Parquet, chargés d’émettre les réquisitions lors d’un procès.

Il convient de rappeler que pour ces magistrats, le CSM donne un avis simplement consultatif aux propositions du Gouvernement, qui est libre ensuite de ne pas suivre cet avis et de nommer les magistrats qu’il souhaite. C’est précisément ce lien entre l’exécutif et la justice que cette réforme proposait de trancher.

Ce texte voulu par la majorité socialiste nécessite une réforme constitutionnelle, c’est-à-dire le vote des trois cinquièmes des parlementaires afin d’être adoptée.

Mais le texte n’est pas acceptable en l’état : nous tenons tout d’abord à conserver un lien effectif entre la justice et les représentants choisis du peuple français, car la justice est rendue au nom du peuple. L’extrême politisation de certains syndicats de magistrats fait craindre un contre-pouvoir judiciaire basée sur l’idéologie, et non sur l’idée d’une justice unique, impartiale et équitable.

Lors du vote, le groupe Les Républicains a effectivement voté contre ce PJL. Il est à noter que le vote de cet après-midi ne permettait pas à la majorité d’atteindre les 2/3 des suffrages ! Plus le temps passe, plus le Congrès s’éloigne.  

Reims accueille ExpoFrance du 28 avril au 1er mai

 

Partie de Marseille le 18 février dernier, et ralliant 16 grandes villes, la caravane d’ExpoFrance a posé ses valises sur le parvis de la Cathédrale de Reims pour quelques jours.

Son objectif, mobiliser un maximum d’habitants du territoire autour de la candidature française pour la prochaine exposition universelle, qui se tiendra en 2025. « Cette candidature est celle de toute la France et cette tournée, qui se veut fédératrice, est là pour le rappeler », précise ainsi Jean-Christophe FROMANTIN, Président de l’association ExpoFrance.

Cette campagne d’information, a pour emblème une grande sphère haute de 12 mètres, rappelant celle crée pour l’exposition universelle de Paris en 1900, tout en abritant trois salles promouvant les thèmes développés par le projet ExpoFrance 2025 : technologie, innovation, nouvelles mobilités et nouvelles solidarités. Chaque soir, la projection d’un spectacle son et lumière illustre le slogan officiel : « Au cœur des territoires s’ouvre celui des hommes ».

S’il faudra attendre 2018 pour connaître la ville hôte de l’exposition universelle de 2025, c’est en revanche le moment de vanter les atouts de la candidature française. « Elle est animée par la triple volonté rester fidèle à l’esprit initial des grandes expositions universelles, de respecter scrupuleusement le cahier des charges du Bureau international des expositions (BIE), tout en renouvelant le concept et en mettant le visiteur au cœur de l’expérience. Une exposition universelle, c’est un accélérateur de progrès », résume Jean-Christophe FROMANTIN.

29 avril - Assemblée générale de Printemps du SGV

J’ai assisté à cette Assemblée Générale à l’invitation de Maxime TOUBART, nouveau président du Syndicat Général des Vignerons, élu le 30 mars, également vice-président de la Chambre d’Agriculture de la Marne. A juste titre, Maxime TOUBART revendique la complémentarité de ses deux fonctions compte tenu des nombreuses synergies entre agriculture et viticulture.  Fort de ses près de 20 000 adhérents le SGV, fondé en 1919, fédère plus de 99% des vignerons champenois qu’il accompagne dans la gestion de leurs exploitations tout en préservant les intérêts du vignoble champenois.

Lors de cette assemblée, il a été rappelé que tous les acteurs de la filière n’ont pas profité des très belles performances commerciales 2015, et qu’il faut capitaliser sur  la récente inscription des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne au Patrimoine Mondial de l'Unesco pour mettre en place des routes touristiques, une maison du vin, et autres outils permettant de faire connaître tous nos producteurs. Après les  assises du tourisme à Reims, lundi 26 avril, l’œnotourisme était encore une fois un sujet majeur.