Ce mois de novembre restera dans nos mémoires comme le mois le plus noir de ce siècle.

Deux mois et demi après la tentative, stoppée, du Thalys fin août, un peu plus de 10 mois après l'attentat du 7 janvier contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes (17 morts), c'est une terreur aveugle, brutale, sans pitié, qui s'est abattue sur la Ville Lumière, faisant 130 morts et 352 blessés dont une centaine en "urgence absolue", abattus par balle ou victimes de bombes kamikazes.

Que dire quand des barbares attaquent un vendredi soir des lieux symbole de l’art de vivre à la française : un stade de football, une salle de spectacle des bars et des restaurants en voulant ainsi tuer massivement des innocents qui ont pour seul tort de vivre dans un pays où règne la liberté d’expression.

Face à ce massacre la France est en deuil, en deuil de ses innocents arrachés à la vie, en deuil de ses valeurs LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.

En frappant à Paris, avec la volonté de tuer le maximum de gens, les terroristes veulent clairement mondialiser le conflit syrien, et provoquer ainsi tous les pays de la coalition occidentale.

Mais ne laissons pas la terreur envahir notre pays, unissons-nous face à ces individus qui sous de faux prétextes religieux, font trembler notre pays. Comme vous, depuis le 13 novembre, j’ai le cœur lourd, avec nos deux plus belles armes l’unité et la solidarité, vainquons ensemble l’ennemi.

L’état d’urgence qu’est-ce que c’est ?

Les attentats du 13 novembre dernier ont amené des mesures fortes. Le Chef de l’Etat a décrété l’état d’urgence, c’est la première fois depuis 1965 que celui-ci concerne l’ensemble du territoire. 

Voté le 3 avril 1955, à l’occasion de la guerre d’Algérie et modifié par l’ordonnance du 15 avril 1960 ; l’état d’urgence permet de prendre des mesures fortes face à des évènements très graves portant atteinte à l’ordre public. C’est une sorte d’état d’exception qui restreint les libertés des citoyens et confère des pouvoirs de police exceptionnels.

L’état d’urgence entraine des mesures spécifiques

-          Le couvre-feu

• Cette disposition n’est aujourd’hui pas appliquée.

-          La limitation des réunions et manifestations publiques.

-          Le contrôle de la Presse

• Cette disposition n’a pas été activée à l’heure actuelle

 

D’autres dispositions  à l’initiative du  Ministère de l’intérieur peuvent également être appliquées.

-          Les perquisitions sans cadre judiciaire et de nuit.

• Cette mesure est actuellement pleinement utilisée, plus de 168 perquisitions ont été menées dans la nuit du 15 novembre 2015.

-          L’assignation à résidence

• L’assignation de toute personne dont l’activité est dangereuse pour la sécurité ou l’ordre public peut être prononcée par le Ministre de l’Intérieur.

-          La fermeture provisoire de certains lieux publics.

• La fermeture de salles de spectacles, cinémas, débits de boissons ou grands magasins ainsi que la suppression des sorties scolaires jusqu’au 22 novembre ont été annoncées.

-          La confiscation d’armes

D’autres mesures encore jamais appliquées sont actuellement à l’étude. La possibilité de dissoudre les mosquées les plus radicales et les associations fondamentalistes va être examinée au prochain conseil des ministres.

Le Président a émis le souhait que l’état d’urgence soit d’une durée de 3 mois au minimum.

 

Ma réaction après les annonces du Président lors du Parlement réuni en Congrès à Versailles 

 

Au vu de la situation d’urgence que nous avons vécu après les tragiques événements survenus à Paris et dans la région parisienne vendredi dernier, le Président de la République a décidé de réunir le Parlement en Congrès à Versailles, pour s’adresser directement à ses membres.

Lors de ce discours, qui a été suivi de déclarations des groupes politiques, le Président a fait état d’un certain nombre de mesures, dont certaines relativement intéressantes dont l’application est concrète (déchéances de nationalité, interdiction de territoire, hausse des effectifs). Il a été également annoncé la présentation au Parlement d’un texte prorogeant l’état d’urgence pendant trois mois.

Malgré le deuil et l’émotion, nous attendions des réponses concrètes de l’exécutif. La situation géographique de la France fait qu’elle est soumise à des flux de populations et de trafics difficiles à contrôler en l’état actuel de la législation et des effectifs des forces de sécurité. Le cas de notre région Champagne-Ardenne-Alsace-Lorraine, qui dispose de quatre frontières, est particulièrement illustratif. 

En l’état, j’ai été désagréablement surprise par l’absence, dans le discours du Président, de mesures relatives au prosélytisme en prison, à la propagande sur Internet et concernant l’échec scolaire. Ces éléments ont toujours été les foyers principaux de radicalisation religieuse, que les pouvoirs publics doivent combattre sans délai.

J’ai également noté que nos propres propositions sécuritaires qui étaient repoussées au mois de janvier, ont été reprises pour partie les annonces par le Président hier. Toutes les personnes que j’ai pu rencontrer m’ont demandé pourquoi la France a perdu dix mois, depuis les attaques du mois de janvier. Les Français veulent des réponses concrètes et les parlementaires européens socialistes doivent prendre leurs responsabilités sur le vote de la réforme du fichier PNR (Personal Name Record), qui permet d’empêcher des individus suspects de prendre l’avion pour une destination européenne.

Personnellement, je m’engagerai au vu des menaces qui pèsent sur nous comme je l’ai fait sur le projet de loi relatif au renseignement et voterai les mesures que je juge les plus importantes pour notre sécurité. Mais je n’hésiterai pas à faire part de mes doutes quant à une révision constitutionnelle qui instaurerait un état d’urgence déclenchable à volonté.

Je n’ai qu’un seul objectif : la sécurité des Français, au-delà de toute considération politique.

Malgré ces évènements tragiques la vie continue, aussi je vous invite à prendre connaissance de mon activité du mois de novembre.

 

 4 novembre -Le PDG d’Air France  et les syndicats auditionnés en commission économique et sociale 

Le 4 novembre, en commission économique et sociale, nous avons auditionné Frédéric Gagey ainsi que l’intersyndicale d’Air France.

L’audition reposait bien évidement sur le conflit qui secoue la compagnie depuis plus d’un mois dont le point d’orgue a été ce fameux 5 octobre au comité central d’entreprise où le DRH d’Air France a été malmené par certains syndicalistes, images fortes qui ont fait le tour de monde.

Cette audition, outre le fait qu’elle ait permis aux différentes parties prenantes d’échanger de manière sereine, nous a aussi permis à mes collègues et moi-même d’analyser de manière plus précise ce conflit.

Frédéric Gagey a mis l’accent sur plusieurs points : la difficile cohésion des différentes catégories de personnel, la tradition aéronautique séculaire de la compagnie, et surtout la nécessité de restaurer la compétitivité d’Air France face à un secteur aérien de plus en plus compétitif. En effet, Air France a engagé depuis 8 ans une politique de réduction des coûts afin  de renouer avec les bénéfices. Cette politique de réduction de coûts porte ses fruits : en 2011, l’écart de profitabilité entre Air France et KLM était de 800 millions, en 2013 de 500 millions et aujourd’hui Air France et KLM ont le même résultat d’exploitation. Air France a donc atteint le même niveau de productivité que KLM, ce qui selon lui est un progrès considérable.

De plus, Air France subit de plus en plus les assauts de la concurrence. L’apparition de nouveaux entrants low-cost, la progression du TGV et enfin la révolution du digital ont considérablement accru l’exigence dans le secteur aérien. Air France doit se battre pour rester dans la course. L’objectif poursuivi par Air France est clair : baisser les coûts unitaires.

Les syndicats, ravis de pouvoir s’exprimer devant la représentation nationale, ont souhaité quant à eux soulever 3 points : l’absence de dialogue de la direction avec la mise en place de stratégies de contournement des instances représentatives, une stratégie économique de la compagnie jugée illisible et enfin une inertie de la direction mais aussi du gouvernement face à cette crise.

Ces échanges francs et directs m’ont permis, ainsi qu’à mes collègues, de comprendre le fossé qui sépare la direction et les syndicats mais aussi l’attachement de chacun à cette entreprise. Tous souhaitent aujourd’hui trouver la meilleure issue possible à cette crise. La reprise des négociations est un signe positif.  L’avenir de cette compagnie m’importe beaucoup, celle-ci représente la France. Je citerai d’ailleurs volontiers Frédéric Gagey : « Pas de grand pays sans grande compagnie aérienne, sans grand aéroport. » 

Vous trouverez ci-joint la vidéo de l’audition de la direction et de représentants syndicaux d'Air France

   . http://videos.assemblee-nationale.fr/video.3298931_5639c03263507.commission-des-affaires-economiques-commission-des-affaires-sociales-commission-du-developpement-d-4-novembre-2015

 4 novembre - Les réformes sociales et fiscales du gouvernement ont conduit à baisser le niveau de vie de 8 Français sur 10 selon l’Insee. Les classes moyennes sont touchées. 

Publié le 4 novembre, le Portrait social de la France réalisé par l’INSEE regorge d’analyses sur la vie des Français.  Un dossier a retenu toute mon attention : les effets des réformes sociales et fiscales du gouvernement sur le niveau de vie des Français.

En effet, d’après l’Insee, près de 8 Français sur 10 ont vu leur niveau de vie reculer en 2014 soit 19 180 000 ménages sur un total de 23 990 000. Quel choc ! Nous sommes loin des annonces de Jean-Marc Ayrault qui déclarait que 9 Français sur 10 ne serait pas touchés par les hausses d’impôt. Le niveau de vie moyen des Français a reculé de 0,5 points en 2014 soit une perte de 220 euros par foyer. Pour près d’un ménage sur deux, l’addition est plus lourde, leur revenu disponible a reculé de 0,4 à 0,9%.  Et pour les 10% des Français les plus aisés cette baisse représente près de 550 euros pour l’année 2014.

Si le Gouvernement peut se féliciter de la réduction des inégalités, il faut toutefois relativiser cette baisse. En 2014, les 10% de Français de la tranche haute avaient un revenu 6,32 fois supérieur à celui des 10% les plus fragiles, ce multiple était de 6,40 l’année précédente. Enfin, pour les 10% des Français avec un revenu disponible inférieur à 9000 euros, ceux-ci ont vu leur porte-monnaie augmenter de 50 euros en raison de la revalorisation du RSA et du minimum vieillesse.

Les ménages français ont donc subi le double effet des réformes du gouvernement : la hausse des prélèvements directs et la baisse des prestations sociales.

Tour d’horizon non exhaustif des mesures mises en œuvre en 2014 :

• La réforme du quotient familial. Elle a concerné 1,4 millions de ménages qui ont vu leurs revenus amputés de 820 d’euros en 2014. 

• Le relèvement des taux de cotisations retraites. Cela a touché 17,7 millions de ménages pour un montant de 170 euros.

• La suppression de l’exonération de la participation employeur aux contrats collectifs de complémentaire santé d’entreprises. Cette mesure a touché 6,7 millions de ménages salariés.

• La suppression de l’exonération de la majoration de pension de retraite pour les personnes ayant élevé 3 enfants ou plus.

• La modulation de l’allocation de base et la suppression de la majoration du complément de libre choix d’activité de la prestation d’accueil du jeune enfant

• La réforme de l’imposition des plus-values immobilières

• L’abaissement du plafonnement des avantages fiscaux

Ce recul du niveau de vie pourrait se prolonger. En effet,  2016 ne sera pas une année de pause fiscale pour les Français car le Gouvernement prévoit un certain nombre de réformes qui entameront encore davantage leurs ressources. Citons pêle-mêle la montée en puissance de la taxe carbone, la hausse des cotisations retraites, la révision des valeurs cadastrales servant à calculer les impôts locaux.

Cette avalanche d’impôts outre le fait qu’il provoque un « ras-le-bol » fiscal général risque de provoquer une fuite massive des talents à l’étranger. En tant qu’élue locale je trouve tout cela extrêmement regrettable. 

5 novembre - La réforme de la Dotation Globale de Fonctionnement repoussée d’un an. 

La Commission des finances de l’Assemblée nationale devait examiner très prochainement la réforme de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF).

La DGF est la première source de financement des collectivités et se monte à plus de 3 milliards d’euros. C’est véritablement le poumon des collectivités locales. Or cette réforme proposée par l’État n’est-elle pas finalement une manière plus ou moins déguisée d’en réduire le montant et de demander aux intercommunalités de faire plus avec moins ?

En tant qu’élue locale je m’insurge contre ce procédé, faire ces deux réformes en même temps, c’est juste de l’amateurisme. La réforme des intercommunalités aura des conséquences majeures sur la fiscalité locale payée tant par les ménages que par les entreprises. Deux réformes de cette ampleur nécessitaient un phasage, une étude d’impact afin d’en mesurer les conséquences.

C’est pourquoi, je m’associe totalement à l’initiative de l’Association des Maires de France (AMF) et de l’Association des Maires des Grandes Villes de France (AMGVF) qui proposent dans un amendement du projet de loi de finances de supprimer les modifications de l’architecture de la DGF. En effet, comment peut-on sereinement faire évoluer les périmètres des intercommunalités (EPCI) sans connaître les règles fiscales applicables ? Un bilan approfondi réalisé à la suite de l’application des nouveaux périmètres des intercommunalités me semble un préalable indispensable avant tout projet de loi intégrant une modification de la DGF.

Manuel Valls face à la contestation des élus locaux vient d’annoncer le report d’un an de la réforme. Celle-ci ne devrait rentrer en vigueur que le 1er janvier 2017 même si ses grands principes seront arrêtés dès la loi de finances 2016. Nous resterons toutefois très attentifs à ce que cet effet d’annonce ne soit pas une annonce sans effet.

Dernière minute : Je viens de cosigner un amendement en compagnie des autres députés républicains pour que l’article portant la réforme de la répartition de la DGF entre les communes et les intercommunalités (EPCI) soit supprimé. 

5 novembre - 6ème édition du Welcom to Reims

Invest in Reims, l’agence de développement financée à 60% par Reims Métropole et 40% par la CCI a accueilli, lors d’une soirée festive au centre des congrès, les nouveaux venus dans le monde économique de notre territoire.

Ce fut l’occasion de revenir sur l’année 2015, exceptionnelle en terme d’implantation car 24 nouvelles entreprises se sont installées dans la Métropole rémoise, engendrant 814 nouveaux emplois.

J’ai souligné que depuis 12 ans, date de création de l’agence, 184 implantations ont été possible pour 602M€ de retombées financières pour notre territoire et ceci sans subventionner les implantations, gage de réussite car le taux de pérennisation des entreprises nouvellement installées est de 87%.

Jean-Yves HEYER, Directeur d’Invest in Reims, en a profité pour rappeler qu’il faut environ 550 contacts pour l’implantation d’une seule entreprise et en moyenne 3 ans de négociations.

Lors de cette soirée, Julien HAUMONT, Président de Caresle Capital a reçu le trophée des ambassadeurs de Reims 2015 pour son action et sa motivation à promouvoir notre territoire.

Si vous souhaitez mieux connaitre notre agence de développement, rendez-vous sur son site www.investinreims.com

 

7 novembre - Les  620 maires de la Marne réunis en congrès annuel

Avec les 620 maires marnais, j’ai participé à cette édition 2015 du congrès départemental des maires  en tant que Députée de la Marne et de Présidente de Reims Métropole,  édition dont l’ordre du jour était  essentiellement consacré à  la nouvelle organisation territoriale de la République issue de la promulgation de la loi NOTRe du 7 août 2015, dont le nouveau découpage des intercommunalités source d’inquiétudes pour nos premiers magistrats.

Les maires ont aussi fait part des problèmes liés à la baisse de la dotation globale de fonctionnement de l'Etat aux communes, les maires  doivent en effet résoudre une équation difficile, comment faire face aux mêmes charges avec des dotations en baisse sans augmenter de façon significative la fiscalité des habitants de leurs communes.

Jean-Paul BACHY,  le dernier président de la région Champagne-Ardenne avant la grande région,   René-Paul SAVARY, président de l’Assemblée Départementale, ont  présenté les nouvelles prérogatives de chacune de leur assemblée. Yves DETRAIGNE, le président départemental de l’association des maires, et Jean-François SAVY, le Préfet,  ont quant à eux évoqué les communes et les intercommunalités  alors que le Préfet SAVY vient de présenter la carte visant à réduire, d’ici 2017,  de 29 à 11 le nombre d’intercommunalités marnaises.

 

9 Novembre- SIACI Saint Honoré s’installe à BEZANNES

Cette installation dans la métropole rémoise sera opérationnelle le 2 janvier 2016 au terme d’une vaste opération de recrutements de 90 collaborateurs en cours.

Il ne s’agit pas d’emplois transférés de la capitale mais d’une nouvelle activité  pour  le quatrième courtier d’assurance français et vingtième mondial. SIACI emploie déjà1800 personnes dans le monde, dont 1200 en France sans compter le nouveau site de BEZANNES.

Nouveau site qui devrait compter 180 salariés à BEZANNES  fin 2016 puis 260 d’ici trois ans.

Plusieurs villes se sont affrontées sur ce projet fortement créateur d’emplois mais selon le Président du directoire du groupe SIACI, Pierre DONNERSBERG, notre métropole l’a emporté grâce à trois atouts, la richesse de son bassin d’emploi,  sa proximité de Paris et sa culture de la relation client.    

11 novembre - Dévoilement de la stèle Jean-Baptiste Langlet 

Le 11 novembre, jour anniversaire de l’armistice de 1918, avec le Député-Maire, Arnaud ROBINET nous avons dévoilé une stèle en mémoire de  Jean-Baptiste LANGLET remplaçant désormais le médaillon de bronze à son effigie apposé sur la fontaine en 1935.

Jean-Baptiste LANGLET, médecin-chef de l’hôpital de Reims, directeur de l’école de médecine, membre de l’Académie, député de la Marne, fut maire de Reims de 1908 à 1919.

En 1914 à la veille de ce conflit le plus meurtrier que le monde n’ait jamais connu, Reims est une grande ville  qui associe un passé prestigieux à une industrie textile moderne. Son maire, âgé de 75 ans, entame son deuxième mandat quand les allemands envahissent Reims en septembre. Le maire applique alors l'union sacrée en faisant entrer  au conseil municipal  deux de ses opposants à la place de conseillers municipaux mobilisés. Pendant tout le conflit, Jean-Baptiste LANGLET incarne la résistance de la cité des sacres face à la menace allemande, refusant l’évacuation de sa ville craignant qu’elle soit  totalement rasée.

Mais au cours de ces 4 ans de conflit, notre cité va subir 1051 jours de bombardements  durant lesquels 15 000 obus vont la dévaster, détruisant plus de 60 % des habitations, sa population va passer de 115 00 à 1500 habitants. Dès que les premiers obus allemands s’abattent sur la ville en septembre 1914, la cathédrale s’embrase, les pompiers privés d'eau par l'éclatement des conduites, débordés par les multiples incendies dans la ville, n’arrivent pas à circonscrire le feu, la charpente est détruite, la pierre éclate sous l’effet de la chaleur. Selon L’ennemi, il fallait  supprimer ce point d’observation permettant de scruter l’avancement de ses  troupes.

Même si certains, veulent volontairement laisser la cathédrale à l’état de ruine, pour témoigner de son martyre, dès 1915,  il y a consensus entre l’évêque de Reims, le cardinal Louis-Joseph LUḈON et le maire de la ville, Jean-Baptiste LANGLET pour la reconstruire.

En mai 1917,  l’Hôtel de Ville est à son tour dévasté, Jean-Baptiste LANGLET transfert les services de la mairie dans des caves de Champagne, rue de Mars, jusqu’à l’évacuation totale de Reims en mars 1918.

A l’issue de la guerre, une loi impose aux villes sinistrées de plus de 10 000 habitants l’élaboration d'un plan d’aménagement. Reims va retenir l’architecte américain John B. Ford, dont la réalisation  partielle du projet, contribue à la nouvelle configuration de la ville, notamment  le percement d’une artère de trente mètres de large avec pour perspective la tour nord de la cathédrale, symbole du martyre de Reims car point de départ de l’incendie qui a ravagé l’édifice. Cette artère est  baptisée Cours Jean-Baptiste LANGLET, Reims honore  ainsi  de son vivant celui qui a permis d’éviter la disparition de notre cité.

11 novembre- Saint-Brice-Courcelles, inauguration de la statue commémorative du train de la mort

Le 11 Novembre, jour de commémoration pour l’ensemble des morts pour la France, Saint-Brice Courcelles  inaugurait son « Jardin de la mémoire » à proximité des voies ferrées où le 2 juillet 1944, par une chaleur caniculaire, l’un des derniers convois de déportés à destination de l’Allemagne  a stationné durant 3 heures  et où des mains se sont tendues  pour apporter un modeste soutien. 

Une œuvre  réalisée par l’artiste Patricia MOLINS, intitulée  « Nous », rappelle ce triste épisode de l’histoire de la commune. « Des mains tendues qui se saluent, qui attrapent et lancent, saisies en un geste accompli ou non. Elles se répondent, parlent, donnent et reçoivent… A l’intérieur du cercle, une « Histoire » se raconte… Il y a une porte que les mains franchissent. Sortir du cadre, c’est aller au-delà : dans le pays des choses rondes, chaudes et douces de la vie », selon la description de l’artiste. Cette œuvre  a été retenue à l’issue d’un concours d’artistes suivi d’un vote des habitants de Saint-Brice-Courcelles.

Merci à la mairie de Saint-Brice Courcelles pour cette belle initiative de souvenir. Ne jamais oublier c’est faire mémoire, c’est se rassembler autour des valeurs de notre République. 

13 novembre- l’Office du Tourisme inaugure ses nouveaux locaux 

Transféré de  ses locaux trop exigus et mal adaptés à l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite de la rue Guillaume de Machault  à un nouvel espace à l’angle des rues Chanzy et Rockfeller, l’office du tourisme  renforce ainsi sa visibilité au pied du parvis de de Notre-Dame sur l’axe menant  d’un côté au musée des Beaux-Arts et à l’hyper centre, de l’autre  au musée Saint Rémi et  à la basilique.

Passé d’une surface d’accueil de 80 à 250 m2,  cet investissement répond à un réel besoin pour notre cité doublement classée au patrimoine mondial  de l’UNESCO, pour son patrimoine historique comme pour son patrimoine viticole. Chaque année plus de 3 millions de  touristes passent par notre cité, nœud européen est/ouest, nord/sud, parmi eux  800 000 visitent la cathédrale, il était donc indispensable de se doter d’un office du tourisme moderne équipé d’outils performants présentants notre patrimoine. Ainsi, désormais  en plus de trois guichets d’information des écrans et des tablettes font découvrir notre patrimoine en cinq thématiques : Vignobles/Découvertes, Musées/Patrimoine, Gastronomie/Art de vivre, Festivals/Evénements et Région Champagne.

Une boutique de 80 m2 propose des produits marqués du nom de notre cité mais aussi des produits de fabrication locale ainsi qu’un rayon « Stade de Reims », bientôt un demi-siècle  après la fin des exploits de son plus illustre joueur, Raymond KOPA, notre équipe bénéficie encore d’une très forte notoriété au-delà de notre territoire. 

En plus de l’accueil des touristes, l’Office du Tourisme œuvre également au développement du tourisme d’affaires pour attirer à Reims séminaires et congrès. Notre centre des congrès notre parc des expositions, notre offre hôtelière de grande qualité, nos restaurants et traiteurs permettent d’organiser  de beaux évènements à des tarifs très attractifs par rapport à la région parisienne voisine.

Grâce à un vin mondialement connu, à sa richesse culturelle  et à une situation géographique privilégiée, nœud autoroutier européen à 45 minutes de TGV de Paris et 30 de Roissy, cet investissement  accompagné par le secteur privé avec l’ouverture programmée d’hôtels de standing  dont un premier sur le parvis de la cathédrale, va contribuer au développement économique de notre cité.            

Examen du Projet de Loi Santé en commission des affaires sociales : recul de la Ministre sur l’amendement relatif aux territoires vitivinicoles

Le Projet de Loi relatif à la Santé a été examiné au début du mois de novembre. Parmi les très nombreuses mesures qui ont suscité le débat figurait l’article 4 ter, introduit par le sénateur Les Républicains Gérard César.

Cet article, qui reprenait un dispositif élaboré et validé par le Gouvernement, prévoyait de clarifier la Loi Evin, notamment lorsqu’une publicité ou un article de presse cherche à valoriser un territoire ayant donné son nom à un produit alcoolisé (Champagne, Sauternes, Bordeaux…). Jusqu’à présent régnait un flou juridique et certains journalistes ont été condamnés au titre de la Loi Evin, alors que leur propos concernait un territoire.

Le flou régnait également dans la majorité socialiste : de très nombreux députés étaient favorables au maintien de cet article, alors que la Présidente de la Commission des Affaires sociales, Catherine Lemorton, le rapporteur du texte Gérard Sebaoun et la Ministre Marisol Touraine cherchaient à le supprimer.

Finalement, après d’âpres discussion et une opposition farouche de la Présidente de la Commission, les Députés présents ont voté le maintien de l’article 4 ter, contre la volonté de l’exécutif.

C’est une excellente nouvelle pour nos viticulteurs, nos produits d’exception et notre patrimoine. Il s’agit maintenant de conserver cet avantage lors de l’examen en séance.

J’ai présidé la séance publique lors de laquelle se déroulait l’examen en séance cet article 4 ter. Deux amendements de l’exécutif avaient été déposés concernant cet article : un amendement de suppression, largement rejeté à 102 votes contre et 32 pour et un amendement de modification, rejeté à 113 contre et 11 pour. L’article 4 ter a donc été maintenu par une large majorité de Députés, de tous bords, ce qui était une très bonne nouvelle pour les professionnels du secteur et les élus impliqués dans cette lutte.

Grâce aux règles constitutionnelles, cet article ayant été voté à l’identique au Sénat et à l’Assemblée nationale, il a été définitivement inscrit dans la Loi sous cette forme jusqu’au vote final. 

26 novembre - Journée internationale de la violence faite aux femmes

En cette période de deuil national, nous ne devons pas oublier la violence exercée sur les femmes. Aujourd’hui, cette journée internationale de la violence faite aux femmes est l’occasion de sensibiliser tous les Français à cette réalité qui tend à s’aggraver. 

Les chiffres publiés sur la violence conjugale en France métropolitaine sont accablants. Pour la seule année 2014, en France on estimait à 223 000 les femmes victimes de violences conjugales mais seules 14% d’entre elles déclaraient avoir déposé une plainte. Pour la seule année 2014, 134 femmes ont été tuées sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. Plus terrifiant encore,  une femme sur huit est victime de violence conjugale. Et cette situation n’est pas réservée à la France, en Europe une femme sur cinq de plus de quinze ans a été victime de violences physiques et/ou sexuelles.

Ancienne Ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, je n'ai jamais oublié les drames que vivent certaines femmes. J'ai mis en place le 3919, ce numéro d'appel dédié aux victimes et je reste très mobilisée, je refuse l'inacceptable, la lutte contre les violences conjugales doit rester une priorité de chaque instant.

Aucune femme ne doit se résigner, c'est l'honneur de notre nation que de les accompagner. 

 Aujourd’hui encore je reste pleinement mobilisée.  A Reims, en tant que Présidente de Reims Métropole et avec le Conseil Général de la Marne, Plurial l’Effort Rémois, Reims habitat Champagne Ardenne, le Foyer Rémois, l’Etat dans ses différentes composantes, la Directrice académique des Services de l’Education Nationale et le Procureur de la République, nous avons inscrit l’aide aux victimes et la lutte contre les violences comme axes prioritaires de travail pour la future stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la Délinquance 2015-2017

Mobilisons-nous, la prévention et la sensibilisation de tous sont essentielles pour combattre ce fléau.

Jeudi 26 novembre – Rencontre avec une classe du lycée Joliot Curie.

J'ai rencontré  une classe de 1ère préparant un bac professionnel ARCU « Accueil Relation Clients et Usagers » au lycée Joliot-Curie.

Après avoir visité  l’Assemblée nationale le 15 octobre dernier, ces jeunes ont étudié les différents rouages de notre démocratie.

C’est avec beaucoup d’intérêt que je me suis prêtée au jeu des questions/réponses, car ces 30 élèves ont montré un réel intérêt à la fonction que j’exerce et aux institutions que je représente.

 Merci à Madame TOUIOUI, leur professeur, pour le travail qu’elle accomplit au quotidien  permettant ainsi à ces élèves de progresser et de grandir dans notre société.

Félicitations à Monsieur Christophe GEORGES, Proviseur du Lycée Joliot-Curie pour la qualité de l’écoute que j’ai rencontrée dans cet établissement.

Jeudi 26 novembre - Reims Métropole reçoit une Marianne d’or du développement durable.

J’ai reçu ce trophée des mains d’Alain Trampoglieri, secrétaire général du concours, la Marianne d’or du développement durable.

Créé en 1984, le concours national de la Marianne d’or vise à faire connaitre et accompagner de façon pédagogique et originale les bonnes pratiques de la démocratie de proximité. Cette année sur 750 candidats, 19 ont inscrit leur nom au palmarès.

Cette distinction récompense l’Agenda 21 mis en place à l’échelle de l’agglomération. Cet agenda vise à transcrire au plan local les principes du développement durable tels qu’ils figurent dans le rapport Brundtland de 1987 : un développement économique qui soit compatible avec la préservation de l’environnement et qui cherche à promouvoir plus d’équité sociale.

Cette récompense salue également la reconversion de l’ex base aérienne 112 en ferme expérimentale : véritable laboratoire à ciel ouvert où vont naître les nouvelles techniques de culture. Notre objectif est de faire de Reims Métropole la capitale de la bio-économie en France autour de son pôle de compétitivité Pomacle-Bazencourt et du Centre d’Excellence de Biotechnologies et Biochimie.

Avec Arnaud ROBINET, nous favorisons une écologie pragmatique et non dogmatique. Nous préférons inciter plutôt que de contraindre.

28 novembre- Tinqueux dévoile une salle des fêtes ultra moderne

Jean-Pierre Fortuné, premier magistrat de Tinqueux m’avait conviée à l’inauguration de la salle des fêtes de la commune. Même si le site  reste le même, impossible de reconnaître l’ancienne salle version années 1970 dans cet ensemble ultra-moderne,  équipé de toutes les nouvelles, technologies aussi bien pour l’acoustique, la cuisine, la lumière que la sonorisation. Cette salle rénovée offre désormais au dynamique tissu associatif et culturel Aquatintien, un lieu de qualité pour se réunir et partager des moments de convivialité. Les demandes de réservation affluent déjà aussi bien  des associations, des entreprises que  des particuliers.

 

28 novembre- Amicale des locataires des tours WALBAUM et de l’avenue de Laon.

A l’invitation de sa  présidente Monique PERRARD-CORNEILLE, j’ai eu le plaisir d’échanger avec les habitants de ce quartier qui m’ont fait part de leurs relations avec leur bailleur ainsi que  leurs  préoccupations et de leurs  suggestions en matière de sécurité afin d’améliorer leur cadre de vie.      

29 novembre- SACY se pare de ses habits de Noël

En ce premier dimanche de l’Avent comme chaque année, SACY  lance les fêtes de Noël. Un récital du groupe musical « INTERMEZZO »  a ouvert les festivités suivi d’une collation de saison avec chocolat chaud, vin chaud et pâtisseries sur la place du village. Un grand merci au maire de la commune, Eric Léger et à l’association « FLEURS DE SACY », qui par cette belle initiative réveille en chacun de nous l’enfant émerveillé par la magie de Noël.                                              

3 militants de ma circonscription candidats aux élections régionales. 

Je suis particulièrement fière que sur les 19 candidats marnais aux élections régionales, 3 résident  dans ma circonscription dont 2 femmes. Ces trois personnes, aux profils différents, représentent aussi trois secteurs : Fismes, le quartier  de l’avenue de Laon et  l’hypercentre de Reims.     

Véronique DENIS, 49 ans, 2 enfants, est née au Canada de parents français,  rentrée en France, après un BTS de tourisme, Véronique DENIS travaille 10 ans dans ce secteur plus spécialement sur des voyages à destination du Canada. Reconvertie dans la visite médicale, Véronique DENIS est arrivée dans la Marne en 2005, elle réside à Fismes depuis 2009. Véronique DENIS milite dans notre mouvement depuis 2012.      


Mélina SALVAT, rémoise de 38 ans est  diplômée d’un  Bac  Bureautique Comptabilité/Gestion Administrative, Mélina SALVAT a rejoint en 1998 une grande chaîne de restauration rapide suite à un stage effectué au cours de  sa formation. Après avoir  débuté comme  assistante administrative et comptable, elle est aujourd’hui responsable administrative au sein d’une entité qui gère 9 restaurants à Reims et dans ses  environs. Mélina SALVAT s’est engagée auprès de l’UMP puis des Républicains depuis  2007.


Enfin, notre tête de liste départementale pour les élections régionales, Xavier ALBERTINI, 45 ans, 2 enfants, est rémois depuis 1989, conseiller régional sortant, 2ème adjoint au maire de Reims en charge de la sécurité du bien vivre ensemble et de l’évènementiel depuis 2014, avocat de profession. Xavier ALBERTINI a fait ses premiers pas en politique comme assistant parlementaire du professeur Jean-Claude ETIENNE dès 1995. Engagé à mes côtés depuis 2001, il a  dirigé toutes mes campagnes électorales , il fut  adjoint au maire de Reims  2001 à 2008 puis conseiller municipal d’opposition de 2008 à 2014.

Le 13 décembre, votez et faites voter, pour la liste conduite par Xavier ALBERTINI et Philippe RICHERT.

 ATTENTION cette élection est IMPORTANTE pour notre territoire, 

Avant de voter dimanche, n’oubliez pas :

La région n’a pas de compétence :

• Pour la fermeture des frontières

• Pour le renvoi des migrants dans leur pays

• Pour la déchéance de nationalité

 

Mais la région a une compétence forte  :

                - sur l’économie et  la formation professionnelle

                 - sur les transports

                - sur les lycées

                - sur l’université en matière immobilière

                - sur la rénovation urbaine

                - sur le tourisme

Expliquez le autour de vous, que chacun mesure bien les enjeux de l’élection de dimanche, je compte sur vous