5 juin- Inauguration de l’hôpital de FISMES

A l’invitation de Jean-Pierre PINON, Maire de la commune et de Thierry LARGEN, directeur de l’hôpital, j’ai participé à l’inauguration de  cet établissement  suite à la refonte des installations. Cet hôpital devenu EHPAD, en 1974, n’avait pas connu de travaux majeurs depuis de longues années.

L’opération fut lancée il y a une dizaine d’années par son directeur de l’époque, Michel Charles, grand professionnel et visionnaire qu’une terrible maladie a arraché à son projet.

Cette refonte avait 3 objectifs, la mise aux normes de l’établissement, l’amélioration du confort en remplaçant les chambres double par des chambres simples et la création de 30 lits  de soins de suite et de réadaptation (SSR).

Suite à ces travaux importants le nombre total de lits n’a pas augmenté, soit 237, mais la création d’un SSR a entraîné la création de 14 recrutements, soit un effectif total de 190 personnes.

Secrétaire d’Etat en charge des personnes âgées, j’étais venue faire une visite sur ce site et j’avais beaucoup apprécié le travail réalisé dans l’établissement en lien avec les communes rurales du secteur, Cette  articulation facilite le maintien à domicile de nos aînés tout en assurant une prise en charge de qualité.

L’émotion fût vive au moment de baptiser l’un des bâtiments du nom de Michel Charles, en présence de son épouse et de ses deux fils.

En plus de son poids économique, cet EHPAD joue un rôle majeur dans le bassin fismois, il permet d’installer nos aînés à proximité  de leur territoire d’origine et d’éviter ainsi le choc du  déracinement  après l’abandon du domicile de toute une vie.

 

 

6 juin- inauguration du calvaire de GERMIGNY

A l’invitation de Gérard  TROCMEZ, Maire de la commune, mon suppléant Philippe SALMON, conseiller départemental, accompagné  son binôme, Cécile CONREAU, m’a représentée  à la ré-installation du calvaire de la commune. Après plus de 20 ans d’absence, c’est une réplique de l’original réalisée par l’association « L’Atelier et la Main » de Muizon qui a été inaugurée samedi. L’ancien maire de GERMIGNY, Alain BACARISSE fait partie de l’équipe des formateurs de « l’Atelier et la main »  qui initie bénévolement les jeunes aux métiers manuels. Comme l’a rappelé le maire de la commune, Gérard TROCMEZ, cette restauration symbolise « un souci d’entretien de notre patrimoine dans un esprit de laïcité » 

 

8 juin- Inauguration de l’Intermarché de CHAMPIGNY

A l’invitation de Franck JALOUX, directeur du magasin, j’ai participé à l’inauguration de l’Intermarché de Champigny. Ce nouveau magasin  a permis la création d’une quarantaine d’emplois mais aussi la collaboration avec des producteurs locaux pour l’approvisionnement en produits frais. Contrairement à une grande surface classique,  les produits frais occupent plus de la moitié de la surface du magasin,  pain et ses pâtisseries  sont fabriqués sur place et une partie du poisson de la viande et de la charcuterie y sont transformés.

Intermarché fait partie de la nouvelle zone commerciale de CHAMPIGNY qui comprend aussi 20 cellules   où sont déjà installés le salon spa-capillaire barbier,  « Audrey S », le restaurant Memphis coffee rejoints prochainement « Delicias de Portugal », restaurant-traiteur-épicerie portugais et «O’producteurs », magasin de primeurs bio en circuits courts.   

13 juin – BREUIL sur VESLE, fin des travaux de rénovation de la Mairie

Plus de 200 personnes avaient répondu à l’invitation du maire de la commune, Bertrand BOILLY dont mon suppléant, Philippe SALMON, conseiller départemental et les maires des communes voisines.

Ce vaste chantier a permis l’amélioration et l’augmentation de la capacité  d’accueil de la mairie, la réhabilitation de l’étage dédié aux associations, la mise aux normes et l’isolation du bâtiment, ainsi que la création  d’un atelier communal. Après l’inauguration officielle, les breuilloises et breuillois ont partagé un barbecue au son d’un orchestre pendant que les plus jeunes s’amusaient dans des structures gonflables spécialement installées.    

 

 17 juin – Inauguration des travaux de l’inauguration des travaux de l’hippodrome de REIMS.

Après 20 mois de travaux l’hippodrome inaugurait ses nouvelles infrastructures, soit un investissement de 4 millions d’euros qui a permis la rénovation de la piste de 1156 mètres, la modernisation et l’amélioration du confort des locaux  destinés au public, dont la tribune et le restaurant panoramique ainsi que l’installation d’une quarantaine de télévisions.

Ce projet résulte de la volonté  commune du Président JEZIORSKI et de son conseil d’administration accompagnés par la ville de Reims  grâce à une garantie d’emprunt et un bail emphytéotique.

Depuis plus de 100 ans des courses hippiques se déroulent dans la Métropole Rémoise, à Bétheny tout d’abord puis sur le site de l’actuel hippodrome depuis 1952, un poumon vert de 17 hectares au cœur du quartier Croix-Rouge. 

Mais Reims est surtout le berceau du Grand National du Trot, Tour de France des trotteurs, né en 1978 à l’initiative  de Gilbert Cornet et d’André Rouzaud alors Président de la Société des Courses de Reims. Après  13  étapes sur des hippodromes provinciaux, le Grand National du Trot s’achève chaque premier dimanche de décembre par une grande finale sur l’Hippodrome de Paris-Vincennes.

Aussi l’inauguration des travaux des nouvelles infrastructures coïncidait avec la 7ème épreuve du Grand National, épreuve que beaucoup souhaiteraient devenir dominicale afin de permettre au plus grand nombre d’y assister. 

Enfin, n’oublions pas l’originalité du modèle français des courses hippiques où le PMU contribue au financement de la filière équine  et donc de l’emploi, soit en Champagne-Ardenne,  près de 2800 emplois directs et indirects, dont 150 pour les points de vente PMU et un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros.  

18 juin- Basilique Saint Rémi, concert inaugural des 26ème flaneries musicales.

C’est dans une basilique comble, que j’ai assisté au  premier des 59 concerts programmés pour l’édition 2015. Sous la direction  de son chef d’orchestre,  Jean-Claude MALGOIRE, la Grande Ecurie et la Chambre du Roy associé à  l’Orchestre de l’Opéra de Reims et les chœurs Nicolas de Grigny ont interprété le messie de HAENDEL.

Cette représentation a été aussi l’occasion pour de nombreux rémois de découvrir quatre jeunes chanteurs, lauréats du premier concours « Reims Voix Sacrée » : la soprano, Elodie CALLOUD-BELCOURT ; l’alto, Victor JIMENEZ-DIAZ ; le ténor, David TRICOU et le baryton Guilhem WORMS.

Au travers de l’interprétation des grandes familles musicales classiques : baroque, symphonie, musique de chambre, récitals, sans oublier le flamenco ou l’accordéon,  la programmation 2015 va nous permettre d’entendre de nombreux interprètes connus ou en passe de l’être Jean-Claude Malgloire, Jean-Claude Casadesus, Renaud Capuçon, Marie-Josèphe Jude, Nemanja Radulovic, Richard Galliano, Beatrice Rana, Benjamin Steens, Jean-Marie Puissant, le trio Karénine, Aurélien Pascal.

 « Révisez vos classiques » thème de l’édition 2015, va contribuer à modifier son  regard sur la musique classique : une musique à la portée de tous  et non  une musique réservée à un public  de mélomanes avertis.

 

19 juin – La FDSEA Marne fête ses 70 ans 

Nous étions plusieurs centaines à avoir répondu présents à l’invitation d’Hervé LAPIE, président du Groupe FDSEA 51.


Occasion si il en est de célébrer tout le travail fourni par la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles de la Marne qui depuis sa création n’a cessé d’œuvrer en faveur d’un développement sans précédent de l’agriculture marnaise devenue une industrie de transformation à la pointe de la modernité dans le respect de la biodiversité indispensable à la préservation de notre environnement autant qu’à notre alimentation future.

Hervé LAPIE, Président de la FDSEA Marne, a profité de cet anniversaire pour rappeler quelques fondamentaux de son mouvement :

-          Un syndicat dédié  autant à la formation qu’à la promotion  et à la défense des agriculteurs. 

-          Un syndicat pionner, porteur  de projets comme pour la Ferme 112, ferme expérimentale.

-          Un syndicat proche de ses consommateurs finaux même si aujourd’hui l’alimentation représente 15% du budget des ménages contre pas loin de 50% il y a 70 ans, nos agriculteurs maintiennent le lien avec les consommateurs en proposant des fermes ouvertes à nos concitoyens. Formidable outil pédagogique qui permet  aussi de rappeler des principes de base d’une alimentation saine comme la  consommation de produits locaux de saison.

-          Un syndicat force de proposition dans le vaste chantier du développement territorial mais aussi dans  la régulation des prix. Ainsi  comme aux Etats-Unis, la FDSEA recommande une politique agricole plus flexible qui pallie la volatilité des prix par une hausse de l’aide quand les prix sont dépréciés comme actuellement, et une réduction de l’aide quand  les prix sont élevés.  


Malgré une conjoncture agricole 2015 difficile, aggravée par de des réglementations de plus en plus contraignantes, la solidarité qui fédère nos agriculteurs nous permet d’être optimiste quant au devenir de la filière.   Agriculteur, ce n’est pas un métier du passé, c’est un métier moderne tourné vers l’avenir.   

20-21 juin- 31ème tournoi  U10 / U11 EF Reims Sainte-Anne Châtillons

Durant le week-end du 20-21 juin s’est déroulé le 31ème tournoi U10/U11 organisé par  l’ EF Reims Sainte Anne Châtillons . Durant ces deux jours, 40 équipes, de jeunes âgés de 10 et 11ans,  venues de toute la France et même d’Allemagne se sont affrontées au cours de 220 matchs disputés sur 4 terrains de Reims et Cormontreuil.

Sans l’engagement  de 100 bénévoles dont 35 arbitres, cette magnifique rencontre n’existerait pas. En effet, durant tout un week-end, il faut assurer  l’encadrement, les repas et le couchage de ces 500 jeunes footballeurs.

Lors de la remise des prix, j’ai été particulièrement fière de la performance des rémois, classés second, ils s’inscrivent ainsi dans la lignée de leurs aînés pour cette saison, les U19 champions de France et le stade de Reims maintenu en Ligue1.   

 

Fin des travaux au Foyer Saint Rémi

 

Lundi, le Président du Foyer Saint Rémi, Alain LOBET nous a accueilli au sein de cette institution  vieille de près de  200 ans et qui vient d’être totalement réhabilitée afin d’offrir un lieu de vie sécurisant pour une cinquantaine d’enfants.

En effet le Foyer Saint Rémi est l’une des solutions d’accueil que privilégie le service départemental d’aide sociale à l’enfance quand il s’agit de maintenir ensemble des fratries.

Après 5 années de travaux, les pensionnaires âgés de 3 à 18 ans ont pu reprendre leurs marques dans les  4 nouveaux espaces de vie.

Je tiens à féliciter l’équipe éducative : conducteur, maîtresse de maison, éducateurs, animateurs, veilleur de nuit et cuisinier qui prend soin de ces enfants. Ainsi, ils peuvent grandir dans un environnement stable.

Je remercie l’association de bénévoles qui veille au bon fonctionnement de l’établissement, sous la tutelle du département qui pourvoit à l’accueil des enfants.

27 juin- Mont sur Courville inaugure sa Mairie

Jacqueline LOPATA, Maire de la Commune nous a accueillis dans sa mairie rénovée qui dispose désormais d’une grande salle en rez-de-chaussée adaptée aux personnes à mobilité réduite et équipée du confort moderne.

Auparavant l’hiver, son prédécesseur Claude CUGNET devait passer avant chaque réunion remplir le poêle à bois.

Parmi les nombreuses personnes présentes, des montois et des montoises, pour lesquels cette mairie représente surtout leur ancienne école, aujourd’hui fermée. Cette sympathique réunion a aussi été pour moi l’occasion de décorer, Gérard  CUGNET, de la médaille d’honneur départementale, pour ses 39 ans d’engagement d’élus au service de sa commune dont 13 ans comme maire.    

L’utilisation de l’article 49.3 par le Gouvernement de Manuel  VALLS : un déni de démocratie ?

 Nous avons appris ce matin que le Gouvernement s’apprêtait à utiliser de nouveau l’article 49.3 afin d’accélérer l’adoption de sa loi dite Macron.

Effrayé par la fronde d’une partie de sa majorité parlementaire, le Gouvernement semble donc paniquer, alors il réduit au silence l’ensemble des élus parlementaires. Un Projet de Loi aussi important et riche que celui-ci mérite d’être examiné par la représentation nationale afin d’en faire une analyse complète et minutieuse. Ce travail parlementaire, qui dure déjà depuis plusieurs semaines, a été anéanti le temps d’une entrevue entre les deux têtes de l’exécutif.

Alors que la croissance et à l’arrêt depuis 3 ans et que le chômage n’en finit plus d’augmenter, le Gouvernement aurait fait preuve d’humilité et de bon sens en tendant l’oreille à l’opposition afin d’écouter ses proposition constructives et pragmatiques.

En balayant ainsi toute forme de débat, le Gouvernement indique clairement à l’ensemble des Français que leur opinion, leurs préoccupations et leurs craintes n’ont que peu de valeur.

Par ailleurs, non content d’éviter le débat démocratique en utilisant cet article 49.3, le Gouvernement compte utiliser une autre procédure parlementaire afin de modifier l’article 62 ter, relatif à la publicité sur l’alcool, avant de procéder au verrouillage du Projet de Loi. Cet article 62 ter, qui satisfaisait tous les acteurs de la profession et qui clarifiait les règles en vigueur, va donc être remis en cause. Tellement fragilisé, le Premier Ministre n’a même pas accepté le début d’un débat, avec à peine 4 minutes 30 de discours dans un hémicycle encore vide. Cette attitude méprisante est le reflet d’une majorité à l’agonie.

 

 

L’Association des Maires Ruraux de France manifeste contre la Loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République

Le 24 juin dernier, plusieurs centaines d’élus ruraux se sont déplacés à Paris pour manifester devant l’Assemblée nationale leur mécontentement au sujet du Projet de Loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République).

Parmi leurs inquiétudes figurent notamment les risques liés à une réduction des pouvoirs octroyés aux communes et aux départements. Les choix administratifs seront désormais pris loin des territoires les plus ruraux, mais dans les intercommunalités ou dans les nouvelles capitales des régions. Cela pose d’importants problèmes car la proximité entre les citoyens et leur administration est d’une importance capitale.

Depuis déjà plusieurs mois, notre formation politique lutte aux côtés de notre ruralité car elle forme l’épine dorsale de la France. Lors du passage de la Loi au Sénat, nous avons apportés de nombreuses modifications au texte afin de donner plus de pouvoir aux départements et aux communes pour répondre aux inquiétudes des élus ruraux. Malheureusement, la majorité a fait le choix délibéré de tourner le dos à cette ruralité rétablissant au forceps la mouture initiale du texte. Une chose est certaine, les élus ruraux peuvent compter sur le soutien du groupe Les Républicains lorsque le texte sera examiné à nouveau à l’Assemblée nationale.

 

Le suppléant rétabli dans les communes  

J’ai été interpellée ces derniers mois par de très nombreux maires dont les communes sont intégrées et représentées dans des intercommunalités, et qui voient leur nombre de conseillers communautaires réduits de deux à un à la suite d’un renouvellement entre deux élections.

Le problème venait d’une faille dans la Loi du 9 mars 2015, car certaines de ces communes n’avaient pas pu élire de conseiller communautaire suppléant après la désignation du conseiller titulaire, ce qui pose de sérieux problèmes en cas de vacances du seul conseiller titulaire restant.

J’ai donc discuté avec le Gouvernement afin de résoudre cette difficulté et ai proposé un amendement technique au Projet de Loi NOTre, en faveur de tous les Maires de France.

Cette disposition a ainsi été adoptée hier en séance et je m’en félicite.

Pour votre parfaite information, voici un lien ci-dessous vers l’amendement déposé et dont le contenu a été adopté :

http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2872/AN/76.asp

29 juin 2015 : Question au Gouvernement

Monsieur le secrétaire d’État chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, enfin le Gouvernement retrouve un ministre en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche après plusieurs mois de vacance, comme si cette vacance n’était rien d’autre que le reflet de la déshérence dans laquelle se trouve l’université française.


Le budget 2015 de l’enseignement supérieur est en baisse de 5 millions, et encore, après intervention du Président de la République sur demande de la conférence des présidents d’université. Les élus s’étaient mobilisés devant cette difficulté. Les contrats de plan en cours de signature sont historiquement bas et, trop souvent, ce sont les collectivités locales qui sont venues boucher les trous pour remplacer les dotations de l’État, trop souvent manquantes, et permettre qu’enfin des projets puissent sortir. Ce sont donc, une fois encore, les collectivités qui vont permettre l’investissement.


Quant à l’autonomie des universités, c’est très simple, vous avez bafoué ce principe puisqu’avec un hold-up de 100 millions d’euros, vous avez stoppé la capacité d’investissement des établissements les plus vertueux. Je pourrai continuer ainsi sur l’état déplorable des campus, peu attractifs pour nos étudiants. Voilà l’inventaire qui vous attend, monsieur le secrétaire d’État. Alors, au-delà de nos vœux de courage, je voudrais vous dire qu’il vous revient de changer de paradigme. Quelques questions simples : quel budget pour 2016, quels engagements pour la clause de revoyure des contrats de plan État-région ? Et pour la vie étudiante, au-delà des comités Théodule, à quand des moyens et des actions concrètes ? En un mot, les collectivités sont prêtes à vous accompagner, il n’y a qu’un seul absent, c’est l’État. Que va-t-il faire ? Nous attendons vos réponses.

Retrouvez ci-dessous les Questions Ecrites que j’ai posées au mois de juin

 

• la fraude fiscale

Question n° 26-00180

Mme Catherine Vautrin attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la situation des fraudes des caisses d’allocations familiales.

 Dans un article publié dans le journal Les Echos le 2 juin dernier, on apprenait que les fraudes détectées aux caisses d’allocation familiales ont bondi de 50% en 2014. La principale raison de cette hausse est l’augmentation des contrôles et de la lutte antifraude. Unique point de consolation, le montant total des fraudes estimées est resté stable à 1 milliard d’euros.

 Détecter les fraudeurs est une première étape importante mais il est maintenant temps de trouver une solution plus large qui permettra de réduire le nombre de fraudes commises aux caisses d’allocations familiales. Il s’agit également d’être certains que ces aides vont à ceux qui en ont besoin, sans empêcher le retour à l’emploi via un effet d’aubaine trop largement utilisé.

 Ainsi, elle lui demande quels grands axes le Gouvernement compte mettre en place afin de lutter contre la fraude touchant les services de solidarité.

 

• les établissements d’enseignement artistique spécialisé

 Question n ° 27-00378

Mme Catherine Vautrin attire l’attention de Mme la ministre de la Culture et de la Communication sur la problématique que vivent actuellement les Établissements d’enseignement artistique spécialisé.

Ces établissements ont un rôle essentiel, tant sur le plan culturel que social. Présents en ville comme en zones rurales, ils desservent des populations de tous les âges et de toute origine sociale et culturelle. Malgré leur succès indéniable le Ministère de la Culture se désengage jusqu’à supprimer les déjà maigres subventions accordées aux établissements labellisés par l’État. Ces coupes obligent la plupart des établissements d’enseignement artistique à des adaptations qui se traduisent vers un abandon progressif de l’enseignement spécialisé au profit d’activités d’animation. Il aura fallu cinquante ans pour construire ce réseau, il faudra très peu de temps pour remettre tout ce travail en cause.

Elle lui demande de bien vouloir prendre en compte la situation actuelle de ces établissements afin de permettre une véritable réflexion sur l’enseignement artistique spécialisé et de préciser les projets du Gouvernement sur ces sujets.

 

• Les prêts toxiques

Question n° 25-00553

Madame Catherine VAUTRIN souhaite interroger Monsieur le Ministre des Finances et des Comptes publics sur l’article 92 de la loi n° 2013‑1278 du 29 décembre 2013 de finances pour 2014, qui prévoit la mise en œuvre d’un fonds de soutien pour les communes engagées dans des contrats d’emprunt dits toxiques. Les communes qui en bénéficient percevront une recette de fonctionnement pendant 14 ans à mettre en regard des charges induites par les indemnités de remboursement anticipées à payer aux banques.

Ces indemnités extrêmement élevées pour les collectivités touchées donneront lieu à un financement par emprunt. Pour désensibiliser la dette, il convient donc d’augmenter sa dette à rembourser. Or, la comptabilisation de l’aide perçue constitue une ressource de fonctionnement affectée à ces charges. Ainsi, ces communes qui acceptent une sortie négociée se trouveront pénalisées sur leurs ratios d’endettement puisque les indemnités capitalisées feront croitre durablement la dette de ces communes sans que l’aide de l’Etat vienne l’amoindrir. Or il serait juste que les communes qui ont déjà subi pendant des années les emprunts toxiques voient leurs encours de dette par habitant diminué

Dans ce contexte, elle lui demande si le gouvernement envisage une modification de l’article 7 du Décret n° 2005-1661 du 27 décembre 2005 qui définit le calcul des ratios de la première page des documents budgétaires.

 

• Le dérapage du déficit de l’état

QE n° 26-00179

Mme Catherine Vautrin attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la situation alarmante du déficit de l’État. Alors que le Gouvernement se félicitait d’un déficit « meilleur que prévu » et de dépenses « remarquablement maitrisées », la Cour des comptes a publié le mercredi 27 mai un rapport accablant dévoilant aux Français la vérité sur l’état actuel de nos finances. Contrairement aux dires du ministre, le déficit budgétaire s’accroit, il est supérieur de 10,7 milliards d’euros à celui de l’année précédente, et les dépenses publiques ne sont maitrisées qu’au prix de divers expédients qui consistent à reporter des dépenses aux années à venir et donc faire porter le poids des charges actuelles aux générations futures.

 La cause principale de l’aggravation du déficit ne nous est pas inconnue. Il s’agit de la baisse des recettes fiscales, une première depuis 2009, due à une hausse du chômage que le gouvernement semble incapable de contenir.

 Le ministre des finances et des comptes publics, ainsi que l’ensemble du Gouvernement socialiste, doit prendre les responsabilités qui sont les siennes et admettre son incapacité à mettre en place une gestion saine de nos finances publiques.

 Ainsi, elle lui demande quelles mesures fortes le gouvernement compte adopter afin d’infléchir cette situation intenable pour la pérennité de nos finances publiques.

 .. Dernières minutes..Dernières minutes...

Hier, à la grande surprise de beaucoup d’observateurs, la Commission Mixte Paritaire chargée d’examiner le Projet de Loi NOTRe s’est révélée positive. En substance, les sept sénateurs et députés ont fini par se mettre d’accord sur une version commune du texte, ce qui n’était pas gagné d’avance.

En effet, avec des sénateurs majoritairement départementalistes et des députés davantage régionalistes, on pouvait s’attendre à un désaccord irréconciliable et une troisième lecture du texte mouvementée. Finalement, des compromis ont été fait, notamment sur le seuil de formation d‘une intercommunalité, établi à 15 000 habitants, sur le transfert des compétences du transport scolaire et des transports interurbains du Département à la Région, sur le transfert en 2020 des compétences « eau » et « assainissement » aux intercommunalités.

L’Association des Maires ruraux a ainsi fait part de son soulagement quant à la présence de dérogations qui laisseront place à place à une « discussion locale davantage tournée vers le pragmatisme et la raison ». Si les Députés du Groupe Les Républicains continuent à estimer que ce texte reste illisible et mal structuré, nous nous félicitons des compromis adoptés et des quelques reculs du Gouvernement sur des dispositions importantes. Maintenant, ce texte poursuivra son parcours législatif sans encombre et devrait être promulgué entre la fin du mois de juillet et le début du mois d’août.