6 février 2015 –  Assemblée générale de la CAPEB

Dans le cadre du Salon du bâtiment du Nord-Est de la France, j’ai participé à l’Assemblée Générale de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) de la Marne, vendredi 6 février, en  présence de très nombreux acteurs locaux.

Dominique HAUTEM, le Président de la CAPEB  de la Marne  n’a pas manqué de rappeler qu’alors que depuis 3 ans, sa filière affronte une baisse constante d’activité, les pouvoirs publics n’apportent à ce secteur aucune mesure permettant d’enrayer cette chute d’activité et donc la destruction de milliers d’emplois. 

De mon côté j’ai souligné les enjeux liés à l’inflation des  contraintes néfastes imposées au bâtiment s’agissant de l’apprentissage ou de la fiscalité.

En qualité de Présidente de Reims Métropole, j’ai aussi rappelé le choix courageux de notre collectivité  contribuant à soutenir le bâtiment pour les années à venir : baisse de la fiscalité en dépit de la baisse drastique des dotations de l’Etat et préservation des investissements d’avenir.

J’ai également évoqué la signature le matin même de la convention sur l’accession sociale à la propriété qui lie Reims Métropole aux bailleurs et autres partenaires financiers ainsi que la 2ème phase de rénovation urbaine, même si l’Etat n’a retenu que  2 quartiers rémois alors qu’en 2004, 4 quartiers rémois avaient bénéficié de ce dispositif.

Favoriser les métiers du bâtiment, c’est aussi faire de notre bassin de vie une terre attractive, avec des infrastructures d’avenir dédiées à la recherche et à la formation comme la Ferme 112 (ex BA 112) ou le projet Grand Campus de l’URCA.

Et à plus longue échéance, des projets comme le grand complexe ludique et sportif ou le pôle multimodal génèreront également de l’activité.

12 février 2015 - Le Campus de Reims accueille AGORAé

J’ai assisté à l’inauguration de l’épicerie sociale « AGORAé » dédiée aux étudiants boursiers du campus de Reims, la 9ème en France. Sur 20 000 étudiants Champagne-Ardennais   40% sont boursiers contre un peu moins de 30 % au niveau national. Dans une  étude menée en 2014, 5 % des étudiants déclarent ne pas manger  à leur faim faute de moyen. De plus en plus d’étudiants doivent travailler pour éviter la grande précarité ce qui nuit à leurs résultats scolaires. Aussi cette épicerie va améliorer le quotidien de beaucoup et leur permettre de se consacrer  d’avantage à leurs études. Les produits vendus par « AGORAé »  coûtent 10% de leur valeur dans le circuit traditionnel. Enfin, « AGORAé » n’est pas seulement une épicerie mais  aussi un espace  de conseil, d’échanges et de solidarité pour les étudiants.    

Le 18ème rallye  Monte-Carlo historique

Le 30 janvier, j’ai assisté au départ du 18ème  Rallye Monte-Carlo Historique, dont Reims était l’une des villes de départ comme Barcelone, Copenhague, Glasgow, Turin. Au total, 330 équipages, de toutes nationalités, ont pris la route direction de Monaco, au volant de leurs voitures de collection, exclusivement des modèles ayant participé au moins une fois au  Rallye Automobiles Monte-Carlo entre 1955 et 1980.

La Principauté comme point de convergence de cette 18ème  édition où chaque équipage a avalé des milliers de kilomètres entre bitume, glace et neige, où I’objectif était la régularité et non la vitesse,.où l'anonyme passionné a côtoyé les grands noms de l'histoire automobile, tels les Jean Ragnotti, Carlos Tavares, Daniel Elena…

Cette année, la victoire est revenue à l'équipage italien Zanchi/Agnese (Volkswagen Golf GTI), mais l’équipage rémois DUDEL/MIGEOT (Porsche 911 SC) s’est classé  9ème sur les 330 équipages partis des cinq villes et second des plus de deux litres partis de Reims.

Remise de la médaille de la ville de Reims à Jean Berger

Nous ne pouvons évoquer le Rallye Monte-Carlo historique sans parler de notre ami Jean Berger, vaillant nonagénaire, à l’élégance très « british », l'une des  figures historiques du circuit de Gueux, comme toujours aux avant-postes pour le départ de cette 18ème édition. D’abord commissaire de course puis directeur de courses du circuit de Gueux jusqu'à la dernière épreuve en 1969, Jean Berger a aussi été directeur de courses pour la fédération française de sport automobile, sur les grands circuits : Montlhéry, Le Mans, Paul-Ricard, Pau.

Cette 18ème édition du Monte-Carlo Historique a certainement offert un cadeau inespéré à cet amoureux du circuit de Gueux, le passage des concurrents sur son cher Circuit, lieu de temps de souvenirs pour lui.

Aussi, c’est avec une réelle émotion qu’avec Arnaud Robinet Député-Maire, nous avons remis vendredi la médaille de la ville de Reims à cet ambassadeur de notre ville depuis plus d’un demi-siècle tant dans ses activités de directeur de course que de pilote de rallye

 

Ma réserve parlementaire 2014

La réserve  parlementaire est destinée à soutenir des projets d’investissement conduits par les communes  ou les associations d’une circonscription. La règle est la suivante, au titre de sa réserve parlementaire, chaque député dispose d’une enveloppe annuelle de 130 000€, en tant que vice-présidente de l’Assemblée nationale, je dispose pour ma part de 260 000€. Cette aide représente souvent un amorçage à la réalisation de travaux  pour les collectivités, en ces temps de disette, cela soutient le bâtiment et l’économie qui en ont particulièrement besoin. Alors que l’Etat ne cesse de réduire ses dotations, cette contribution permet souvent de redonner vie à des projets enterrés faute de budget.  De plus ces subventions  sont soumises à l’approbation soit du ministère de l’intérieur pour les communes soit du ministère de tutelle pour les associations et répondent  à des critères stricts d’attribution, présentation préalable du projet accompagné des devis, certificat de non commencement des travaux … Un projet ne peut recevoir le soutien que d’un seul parlementaire, pas de cumul député/sénateur. La somme allouée à un projet ne peut excéder 50% du montant hors taxes des travaux et celle-ci est versée directement par la préfecture au bénéficiaire. En aucun cas des fonds ne transitent sur le compte d’un parlementaire.

Aussi, au titre de ma réserve parlementaire 2014 j’ai contribué au financement :

- de travaux de voiries à hauteur de 25 000€ à CRUGNY, 30 000€ à MONTIGNY sur VESLE, 10 000€ à SAINT GILLES et 30 000€ à VRIGNY.

-  à REIMS de la restauration d'une stèle commémorative au Cimetière de l'Ouest  à hauteur  de 3509,50€ et à la pose de bancs de pierre au parc Louise Michel à hauteur 4880€.

-  à ECUEIL de la restauration du Gué à hauteur de 24 500€.

-  à MAGNEUX de travaux d'assainissement des eaux pluviales de la rue de Cour à hauteur de 13500€.

- à  FISMES de la réhabilitation d'un bâtiment municipal pour la relocalisation de la Mission locale rurale du Nord Marnais à hauteur de 30 000€.

- de  l'aménagement de locaux d'accueil et l'acquisition d'un véhicule pour  L'ESPACE RENCONTRE LE CREUSETde Pargny les Reims à hauteur de 15 000 €.

- de la réhabilitation de locaux de l'ASSOCIATION NOEL PAINDAVOINE de Reims à hauteur de 25 000€.

- de l'ouverture de l’épicerie sociale AGORAé  destinée aux étudiants, du campus de Reims à hauteur de 2 500€.

- de travaux d'aménagement du centre de formation, AVENIR JEUNE REIMS à hauteur de 15 000€.

- de l’achat d’un véhicule pour la délégation marnaise de l'ORDRE de MALTE à hauteur de 2 500€.

Intervention à la matinée professionnelle du Logement en Champagne-Ardenne

Vendredi 13 février, à l’occasion de la matinée professionnelle du Logement en Champagne-Ardenne organisée par le Syndicat National des Aménageurs Lotisseurs et l’Union des Maisons Françaises, je suis intervenue pour partager avec les nombreux professionnels présents, ma vision de l’aménagement de notre territoire.

Suite aux nombreuses réformes qui ont eu lieu dans ce domaine, j’ai souhaité rappeler que c’est la coopération entre les différents acteurs de la thématique qui peut faire émerger les solutions pour construire un territoire prêt à répondre aux défis du XXIème siècle. Pour préserver les espaces, notamment agricoles mais également permettre une urbanisation intelligente, seules les solutions concertées donnent des résultats.

C’est dans cet esprit que j’ai également fait le point sur les évolutions législatives nouvelles qui vont peser sur nos collectivités, notamment l’obligation à l’horizon 2016 de se munir d’un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI). Une donnée supplémentaire qui encourage à renforcer la mutualisation en la matière.   

COLLOQUE : « Les dispositifs de protection et d’accompagnement des femmes victimes de violence »

Le 19 février, j’ai participé à ce colloque en présence des principaux acteurs socio-juridique et de représentants de la Sécurité Publique.

Aujourd’hui, seule une femme sur dix, victime de violence conjugale, porte plainte en France, soit plus de 200 000 par an et une femme décède tous les trois jours sous  les coups de son compagnon.  C’est totalement inacceptable, c’est la raison pour laquelle j’ai mis en place le 3919 lorsque j’étais au gouvernement.

Nous devons absolument faire connaître tous les dispositifs de protection et d’accompagnement afin que les femmes en danger n’hésitent plus à se signaler. Un simple appel au 3919 peut permettre d’éviter le pire. N’oublions pas qu’une femme en danger, c’est souvent une mère et des enfants qui devront en assumer les séquelles toute leur vie.  

Enfin signalons une initiative intéressante pour les femmes en très grand danger : la mise en place d’un téléphone spécifique.

Particulièrement attachée à cette cause, en association avec tous les maires de l’agglomération, j’ai souhaité en faire l’un des thèmes majeurs du contrat intercommunal de prévention de la délinquance.    

Contact : CIDFF de la Marne 03 26 65 05 00

 

Projet de Loi Macron, Croissance et Activité : entre opportunité manquée et passage en force. 

Ce texte recouvre un très grand nombre de secteurs, comme les professions juridiques règlementées, l’urbanisme, le travail dominical ou les transports. Je me suis plus personnellement engagée sur l’amélioration des relations commerciales pour les entreprises, au travers d’amendements que j’ai fait voter.

Sur le fond, on ne peut nier que certaines mesures vont dans le bon sens. Ce texte n’apporte cependant aucune réponse sur la création d’emplois, la baisse des charges sur les salaires, ou l’amélioration de la compétitivité. Cette loi va créer des déserts juridiques, détruire des emplois, rendre difficile l’accès au droit dans les territoires ruraux.

Les Députés du Groupe UMP se sont fortement impliqués dans la discussion et l’examen de ce Projet de Loi, via des amendements en commission et en séance et une volonté de débattre avec le Ministre Emmanuel Macron. Nous nous sommes ainsi opposés à une complète dérégulation de secteurs professionnels qui fonctionnaient pourtant bien et avons alerté le Ministre sur le danger de mesures dogmatiques et sans vision.

Incertain du vote de sa majorité, le Gouvernement a finalement décidé d’invoquer l’article 49, alinéa 3, de la Constitution, l’autorisant à faire adopter son projet de loi sans vote, sauf si une motion de censure est déposée à son encontre.

Notre Groupe a donc immédiatement déposé une motion de censure pour montrer au Gouvernement qu’un tel passage en force n’est pas acceptable.  Je soutiendrai sans réserve cette motion et la voterai. 

Le 3e volet de la Réforme territoriale, dit Loi NOTRe, est examiné à l’Assemblée Nationale après un premier passage au Sénat

La réforme de la Décentralisation portée par la Ministre Marylise Lebranchu est actuellement en cours d’examen à l’Assemblée Nationale.

Le passage au Sénat fut sévère pour ce texte : la chambre haute du Parlement a en effet réécrit ce Projet de Loi et en a détricoté les principales mesures afin de les réorienter en faveur des départements et des petites communes.

Revenue en Commission des Lois à l’Assemblée Nationale, la majorité a de nouveau inséré les mesures initiales, pour la plupart en faveur des Régions et des Intercommunalités.

Quelques motifs de satisfaction sont tout de même ressortis de cet examen en Commission. Tout d’abord, a été acceptée la proposition autorisant les agglomérations qui sont des anciens chefs-lieux de Régions (Limoges, Amiens) à se transformer en communautés urbaines à l'intégration et aux compétences plus poussées. J’ai à ce sujet déposé un amendement avec mes collègues Benoist APPARU et Arnaud ROBINET afin de permettre aux communes de Reims, Châlons-en-Champagne et Epernay de constituer une véritable Métropole.

Cette mesure est une bouffée d’oxygène, par exemple pour une commune comme Châlons-en-Champagne, qui s’est vue dernièrement retirer son statut de Préfecture régionale ainsi que les régiments militaires qui y étaient stationnés.

Autre motif de satisfaction, un certain nombre d’amendements que j’ai déposés, en collaboration avec d’autres élus d’opposition, ont été adoptés en commission. Il s’agit notamment de revitaliser les compétences du bloc local en matière économique et concernant l’aménagement du territoire.

Nous restons bien entendu attentifs à l’évolution de ce texte lors de sa discussion en 1ere lecture en séance publique. 

Retrouvez ci-dessous les Questions Ecrites que j’ai posées au mois de février

Question n° 02-00065 :

Mme Catherine Vautrin interroge Mme la secrétaire d'État, auprès du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire sur la problématique de certaines méthodes de vente, pouvant être assimilée à de la vente forcée. En effet, certains démarcheurs peu scrupuleux approchent de potentiels clients, la plupart du temps vulnérables (personnes âgées, isolées…). Ils leur demandent ensuite leur accord pour signature via des SMS ou d'autres méthodes électroniques, ce qui vaut souscription à l'offre proposée. Seulement, le contrat n'est reçu que 14 jours plus tard, c'est-à-dire après la fin de la période de rétractation légale. A la suite de cette souscription, les démarches à entreprendre sont très compliquées, notamment pour les populations les plus fragiles et isolées. Elle souhaite donc vous interroger sur les projets du Gouvernement sur ce sujet, qui permettront de défendre au mieux les personnes les plus vulnérables.

 

Question n° 07-00081 :

Mme Catherine Vautrin appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur l'inquiétude des professionnels de la plasturgie française concernant l'interdiction de la vaisselle à usage unique à partir du 1er janvier 2020 dans le projet de loi transition énergétique pour une croissante verte. Cette mesure est dangereuse pour l'emploi et l'activité économique car elle mettra en danger 650 salariés qui travaillent aujourd'hui dans ce secteur dynamique et favorisera l'augmentation des importations de produits asiatiques. Cette mesure se montre également inadaptée aux usages de la vaisselle à usage unique qui en interdisent la substitution par de la vaisselle réutilisable, puisqu'ils sont choisis en substitution de la vaisselle classique pour des raisons d'hygiène (hôpitaux), de sécurité (prisons) ou de praticité (collectivités, distributeurs automatiques...). Elle s'avérera également antisociale pour les Français les plus défavorisés et coûteuse pour les pouvoirs publics dans la mesure où les produits compostables sont entre 1,5 et 4 fois plus chers que les produits non compostables. Elle lui demande donc de préciser les projets du Gouvernement sur cette problématique cruciale pour l'emploi, l'avenir des entreprises de la plasturgie française et la protection environnementale de nos territoires.

 

Question n° 49532 :

Mme Catherine Vautrin interroge M. le ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé des affaires européennes, sur l'évolution des négociations sur l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les États-unis. De nombreux points nécessiteront une vigilance toute particulière : exception culturelle, OGM, commercialisation des produits agricoles et agroalimentaires..., qui ont trait à la souveraineté de chaque État. Elle souhaiterait savoir où en sont les négociations et quels sont les moyens mis en oeuvre par le Gouvernement pour faire valoir les arguments français auprès de la Commission européenne.

 

Question n° 57315 :

Mme Catherine Vautrin attire l'attention de Mme la secrétaire d'État, auprès du ministre de l'économie, du redressement productif et du numérique, chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire, sur la question de l'abandon progressif du réseau des chambre de commerce et d'industrie par le Gouvernement. En effet, en 2013, il a déjà imposé aux CCI une réduction de leurs ressources de 20 %, soit un effort sans commune mesure avec celui demandé aux autres acteurs publics. Puis il est apparu qu'il envisageait de réduire à nouveau leurs ressources de 30 % d'ici à 2017. Une telle coupe budgétaire revient à sacrifier les CCI et leurs missions, ainsi que les territoires et les entreprises. De telles décisions risquent de s'avérer néfastes pour la croissance, néfastes pour l'emploi. Les CCI représentent en effet le premier réseau d'accompagnement à la création d'entreprises et le deuxième formateur de France derrière l'éducation nationale. Elles risquent aussi de mettre en danger des milliers de collaborateurs, des dizaines d'aéroports, de ports et d'équipements utiles, ainsi qu'un appareil de formation très performant. C'est pourquoi elle lui demande de préciser les intentions du Gouvernement sur ce sujet, si important pour l'avenir de nos territoires, de l'emploi et de la formation.